‹ Contribution à l'étude du traitement des gastorragiesChapitre 6 sur 15 · RES · texte numérisé non relu

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ment atteint le seuil de la vie:llesse, bien qu'il existe un cancer précoce, donne le plus souvent une hémorragie par suintement se traduisant surtout par du melœna et dans des cas assez rares par des gastrorragies. L'ulcus et ses diverses variétés, depuis l’exulcéralion simple jusqu'aux ulcères perforants, compte la gastrorragie parmi ses symplômes cardinaux : 80 pour cent des cas d'ulcère présentent des hématémèses et souvent même celle-ci est-la première manifestation d'un ulcère latent.

SYMPTOMATOLOGIE ET DIAGNOSTIC

Nous sommes appelé auprès d'un malade et la plupart du. temps, l'entourage très effrayé nous dit : « Docteur, notre malade a vomi tout son sang. » On parle de cuvelles, de servieltes, tout est bon pour évaluer la quantité perdue, mais aussi tout est bon pour nous ‘induire en erreur si nous voulons nous rendre un compte exact de l'abondance de l'hémorragie.

Ici, comme dans toute hémorragie, la quantité de sang rendue à une importance secondaire pour le pronostic. Nous devons nous préoccuper surtout de la façon dont notre malade supporte sa perte de sang. Tel sujet mourra d’une saignée qu'un autre supportera allègrement. L'état du pouls est encore le meilleur signe de l'intensité de l'hémorragie, car nous ne devons pas oublier que certains malades meurent de gastrorragie sans avoir vomi une seule goutte de sang ; celui-ci passant en totalité dans l'intestin pour être évacué sous forme de melœna. u

Lorsque nous aurons apprécié l'importance de la spoliation sanguine, un premier point d'interrogation se dressera devant notre esprit. Nous trouvons-nous en présence d’une hémoptysie ou d’une hématémèse ? Le sang vient-il du poumon ou vient-il de Festomac ? Ce point de diagnostic, dont il est inutile de faire ressortir l'importance, est souvent fort délicat à éta-

‘den pe br. L'interrogatoire du malade, d’ailleurs fort: dangereux, ne nous donnerait que des renseignements d'utilité douteuse si nous le limitions aux seules circonstances de la perte sanguine et l'entourage est habituellement en proie à un tel état d'affolement qu'il est difficile d'en tirer des renseignements

précis.

Si nous avons la bonne fortune d'arriver avant que n'ait cessé l'hémorragie, nous pourrons pour ainsi dire la prendre en flagrant délit et juger par nous-mêmes si l'apparition du sang succède à une quinte de toux ou si le vomissement est réel.

Si l’hémorragie a cessé définitivement ou pas, l’aspect du sang rendu sera notre meilleur guide. Est-il spumeux et aéré, nous avons affaire à une hémoptysie dont nous devrons rechercher la cause par un examen approfondi de l'appareil respiratoire de notre malade: Est-il dépourvu de tout mélange aérien, il est fort probable que c'est d’une hématémèse qu'il s'agit et la présence dans ce sang de débris alimentaires, de

bile ou de suc gastrique vérifiera bientôt cette hypothèse.

Si l'interrogatoire du malade limité à l'accident actuel ne nous apporte aucun élément d'appréciation, 1l n’en va pas de même si nous remcntons aux antécédents personnels. Le malade hémoptoïque nous dira qu'il s’enrhume facilement, que depuis longtemps :l tousse et crache, que parlois il a aperçu dans ses crachats de petits filets de sang, qu'il transpire la nuit, qu'il perd tous les jours de son ancien embonpoint, qu'enfin son appétit est très diminué.

Au contraire, si nous avons aflaire à un sujet atteint de gastrorragie, où bien ce sera un cancéreux dont l’état cachectique nous mettra sur la voie du diagnostic, ou bien il nous tracera le tableau clinique de l'hyperchlorhydrie si un ulcus est la source de sa gastrorragie et il insistera sur ce fait qu'il y a une heure ou deux il était encore à table, dinant de fort

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