‹ Contribution à l'étude du traitement des hémorragies par insertion basse du placenta au cours du travailChapitre 23 sur 23 · L'ANESTHÉSIE · texte numérisé non relu

L'ANESTHÉSIE

Le problème de l’anesthésie à employer dans les

Gpérations obstétricales ou chirurgicales motivées par l'insertion basse du placenta a suscité quelques dis-

cussions. Nous disposons à cet effet, soit de l’anesthésie par inhalation qui semble la plus fréquemment employée avec l’éther, le choroforme, le mélange de

Schleich ou le balsoforme, soit de l’anesthésie rachi-.

dienne.

Pour les méthodes obstétricales, nous avons utilisé le balsoforme avec de très bons résultats, mais c’est

surtout pour les interventions chirurgicales que la

rachianesthésie est discutée. On lui reproche surtout

ploie volontiers en raison du remarquable silence

son action hypotensive dont l'effet nocif se surajoute

à celui de l’anémie pré-existante et du choc opéra-

toire. Elle entrave aussi l’hémostase spontanée après la délivrance, car les sinus utérins paralysés se refer- ment mal. PHANEUF la considère comme dangereuse.

Mais certains accoucheurs en sont des partisans F . > \ convaincus, comme Leroux (de Nantes). REEB l’em-

abdominal qu’elle procure. Son effet hypotenseur est

en partie corrigible par l’éphédrine. GUIRAUDEN (de Sète) signale son innocuité chez les parturientes saignées à blanc et se demande si celles-ci n’ont pas une tolérance spéciale à la syncaïne comme au chloro-

forme ou au laudanum. L

Quoi qu’il en soit, si la rachlanesthésie peut ne des services, il convient d’être prudent et de ne l'uti-

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liser que chez les femmés en bon état général, après vérification de la tension.

Pour nos quinze interventions, nous ne l'avons employée qu’une seule fois (obs. 28). L’éther a été utilisé 6 fois et le balsoforme 8 fois avec de bons résultats.

L'HOSPITALISATIÔN |

Toute femme présentant des hémorragies dans les trois derniers mois de la grossesse doit faire penser à l'insertion vicieuse du placenta, à plus forte raison si ces hémorragies présentent leurs caractères typiques : insidieuses, indolores, nocturnes, à répétition. Quoique classiquement la première perte sanguine ne soit jamais mortelle, l’hospitalisation en milieu obstétrical s’impose «au même titre qu’une grossesse tubaire rompue » disent PAUCOT et REE8. Les raisons de cette précaution sont nombreuses, mais toutes diées à l’impossibilité d'établir un pronostic.

Pendant la grossesse, il est souvent difficile de fixer la variété anatomique d'insertion du placenta. Une insertion latérale peut saigner beaucoup et une insertion recouvrante peu. Les hémorragies sont essentiellement capricieuses. L'accouchement a souvent lieu avant terme. On connaît la possibilité des présentations vicieuses et de la procidence irréductible du cordon. L’hospitalisation permet de parer à toute éventualité dans le délai le plus bref.

Sur nos 21 observations traitées autrement que par la rupture large des membranes, nous avons :

— 9 femmes hospitalisés ;

— 12 arrivées d’urgence.

A AE FAUAS &e

an le premier cas nous avons une mort mater-

db se nelle pars inertie utérine après césarienne basse (obs. 23) et deux morts fœtales (obs. 15 et 28).

RE Dans le deuxième cas, NOUS avons deux décès ma-

ternels (dont l’un chez une femme arrivée exsangue

% (obs. 19) et l'autre à la suite d’une hystérectomie pour 4 rupture utérine après la version (obs. 20). Les décès fœtaux sont au nombre de 7 sur 12, ce qui est considérable. RER.

On voit ainsi les bienfaits de hospitalisation, surtout pu le He ‘ot ee “cie Rte.

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É.- : > 2 DT À ; Le nombre restreint de nos observations ne nous 4 se permet pas d'établir ‘une statistique de grande valeur. * - Mais la discussion des observations et l'appréciation F des résultats nous permettent de dégager les notions suivantes : AE AE e

‘0e Faÿ Malgré és progrès réalisés, l'insertion basse du 4 Empet - placenta reste ane dystocie grave pour la #4 mère et pour l'enfant. ;

2) Les traitements proposés ne s’opposent pas, mais se complètent à raison de la diversité des cas = cliniques.

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. IL faut. faire Pépreuve de la Saturne large des membranes dans tous les cas où elle est | pos-

Ë os Ph insertion raies ou marginale avec conservation d’un état général: es ne

b) Le ballon de Champetier de Ribes, les ver-

sions avec ou sans extraction immédiate et la césarienne vaginale dont la mortalité infantile oscille entre 60 et 80 %, doivent être considérés comme des méthodes de nécessité à utiliser seulement en cas de viabilité fœtale douteuse.

de La + 7 LA . La Li c) La césarienne basse est l’opération chirugicale

de choïx. Elle est indiquée dans les variétés recouvrantes, les cas graves et les cas compliqués. Ses résultats sont un très net progrès pour le pronostic fœtal.

La césarienne corporéale est à peu près abandonnée. |

La césarienne sera suivie d’hystérectomie dans les cas infectés ou avec très grosse hémorragie. Chez la multipare, le sacrifice de l'utérus représente une méthode de sécurité contre l’inertie utérine.

8) Les résultats seront encore grandement améliorés par l’hospitalisation systématique en milieu obstétrical.

4) La transfusion sanguine rend de grands services pour la mère. Il serait intéressant de la pratiquer aussi, quand cela est possible, chez l'enfant. |

e rachidienne pourra | être “faite : Fa précautions chez les femmes conservant une bonne tension artérielle. Dans le cas contraire, Hi faut mieux lui préférer l’anesthésie par ss inhalation à l’éther. LAS SES ni.

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