‹ Contribution à l'étude du traitement des imperforations ano-rectalesChapitre 3 sur 14 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Dans cette rapide étude, nous n’avons pas la prétention de traiter dans son ensemble la question des malformations ano-rectales ; le sujet serait trop étendu et a du reste déjà fourni, à des maîtres plus qualifiés que nous, matière à de nombreux travaux. Nous voulons simplement nous plaçant au point de vue thérapeutique, mettre en lumière le procédé opératoire préconisé par M. le professeur Fochier dans un cas opéré par lui, et où l’ampoule rectale était dissimulée par un plan fibreux très épais. Nous voulons aussi montrer qu’on doit toujours opérer ces malformations par la voie périnéale, bien convaincu que la place la plus propice pour établir un anus qui soit dans de bonnes conditions de fonctionnement est celle que la nature choisit elle-même, à la région anale. On ne doit

y renoncer que dans certains cas d’urgence bien déter-

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EU minés. Nous soutenons aussi qu’il faut ouvrir sans hésiter le péritoine, si c’est nécessaire, car cette opération est aussi exempte de dangers que la laparotomie abdominale dont on use si fréquemment,

Nous diviserons cette étude ‘en trois chapitres.

Dans le premier, nous passerons rapidement en revue les procédés employés jusqu’à nos jours dans le traitement des malformations anales.

Dans le second, nous tâcherons de donner une description anatomique minutieuse de la région ano-périnéale en tenant compte des anomalies présentées dans les deux cas dont nous publions les observations.

Dans le troisième, nous aborderons l'exposé du procédé opératoire préconisé par M. le professeur Fochier ; puis nous conclurons que la voie périnéale est toujours celle qui doit d'abord être suivie et que l'ouverture du péritoine ne doit pas être redoutée.

Nous voulons profiter de l’occasion pour remercier tous nos maîtres de la Faculté de Lyon ; leurs savantes leçons resteront toujours gravées dans notre esprit, et nous nous efforcerons de les mettre en pratique.

Nous prions M. le professeur Fochier d’accepter l’assurance de notre profonde gratitude pour le grand honneur qu'ilnous a fait en acceptant la présidence de cette thèse.

Nous remercions bien sincèrement M. le professeur agrégé Auguste Pollosson pour la grande bienveillance

qu'ilnous a toujours montrée, ainsi que pour l'obligeance

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