INTRODUCTION
La guerre a considérablement étendu le champ de la chirurgie vasculaire. Les lésions des vaisseaux s’y sont montrées avec une fréquence extraordinaire et particulièrement sous des formes peu connues ou mal étudiées auparavant.
Les lésions les plus fréquentes étaient les plaies vasculaïres sous toutes leurs formes :
Plaies avec section complète du vaisseau; Plaies latérales (plaies à l’emporte-pièce, etc.).
A côté des plaies vasculaires, il faut faire une large place à la confusion artérielle et veineuse. Fréquente et bien étudiée pendant cette guerre, elle mérite toute l’attention dû chirurgien, car elle implique un traitement primitif aussi actif.
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Enfin, il y a lieu de signaler aussi cet état particulier des vaisseaux, décrit sous le nom de « stupeur artérielle » et qui à été signalé assez souvent; il s’agit le plus souvent d’une inhibition portant sur les vaso-moteurs et sur le SYStème sympathique péri-artériel.
Les plaies des vaisseaux, de beaucoup les lésions les plus fréquentes, se présentent de différentes façons suivant qu'il s’agit de larges plaies ouvertes ou de petites plaies à orifices punctiformes (sétons par balle ou petits éclats), :
Dans le premier cas, le danger est dans l’hémorragie immédiate suivant la blessure. Cependant, si la section artérielle ou veineuse est complète, et surtout dans les plaies très contuses par éclats d’obus ou de grenade, on voit se faire une hémostase provisoire à la faveur de la rétraction des tuniques artérielles : un caillot se forme qui arrête l’hémorragie, hémostase fragile, sans doute, et que le moindre cahot du transport pourra détruire. De là, ces hémorragies mortelles fréquentes dans le transport des blessés du poste de secours à l’ambulance. Plus précaire peut être encore et plus rare aussi l’hémostase dans les plaies latérales des vaisseaux n’interrompant pas la continuité du vaisseau; en raison de cette continuité même, la rétraction aes extrémités artérielles ne se produit pas; l’hémostase s'établit plus difficilement. L’hémorragie persiste et peut entraîner la mort pour peu qu’il s’agisse d’une grosse artère.
Dans les plaies à orifices punetiformes, l’hémorragie externe est, au contraire, peu abondante. Quelle que soit la nature de la lésion artérielle ou veineuse, le sang a tendance à s’accumuler au niveau du foyer traumatique, s’infiltrant dans les espaces cellulaires de la région et en disséquant les organes. Aïnsi se forment ces vastes hématomes artériels, improprement appelés autrefois anévrysmes arté-