CONCLUSION
La luxation de l’épaule compliquée de fracture de l'extrémité supérieure de l’humérus est une lésion rare mais non cliniquement exceptionnelle.
Elle se rencontre à tout âge et même dans l’enfance.
Ile relève de traumatismes souvent complexes, dans lesquels on peut mettre en évidence une action renouvelée expliquant la double lésion.
Le mécanisme n’est pas univoque.
Dans les luxations avec fracture du col anatomique, la luxation est le plus souvent le fait primitif.
Dans les luxations avec fracture du col chirurgical, la luxation est le plus souvent le fait primitif, mais la fracture la précède quelquefois ; les cas constatés chez l’enfant en sont une preuve,
Dans la double lésion, on peut rencontrer toutes les variétés de luxations associées à toutes les variétés de fractures. Celle du col chirurgical est la plus fréquente.
Enfin la luxation peut se compliquer de fracture cervico-trochitérienne, de fracture haute diaphysaire ou de fracture comminutive. Entre ces cas extrêmes existent toutes les intermédiaires.
Le caractère anatomique important de la lésion, ré-
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side surtout dans l'étendue des fragments osseux adhérents à la tête, ou des débris capsulaires assurant la nutrition du fragment détaché. Il réside aussi dans la gravité des lésions vasculo-nerveuses.
L'évolution anatomique des lésions est variable suivant le siège de la fracture et le traitement institué.
Dans les fractures du col anatomique la nécrose de la tête n’est pas à redouter. Les séquelles articulaires sont plus à craindre que les défauts de consolidation.
Dans les fractures du col chirurgical au contraire, les défauts de consolidation : chevauchement, rotation défectueuse, scapula vara, décalage, sont les gros écueils.
En dehors des lésions vasculo-nerveuses, qui commandent une intervention rapide, le mode de traitement est fonction de l’âge de la lésion, de son siège.
Dans les lésions récentes, il faut essayer la réduction. Elle ne tire ses contre-indications que des dangers vasculo-nerveux et pour la méthode de Richet, la crainte d’une anesthésie générale. Telle réduction est plus facile aux âges extrêmes et dans tous les cas où la musculature est faible ; il en est de même dans les fractures du col chirurgical où elle est plus facile que dans les fractures du col anatomique. Elle a d'autant plus de chances de réussir qu’elle est entreprise précocement. Lorsqu'elle est réalisée, ses résultats sont très bons.
Lorsque la réduction échoue et que l'intervention sanglante est possible, la reposition est la méthode de choix. Faite précocement elle a d’autant plus de chan-