‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Néphrites aiguës anuriquesChapitre 14 sur 41 · HOME PEL · texte numérisé non relu

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Cette méthode présente quelques inconvénients :

L'apport massif de sang étranger peut inoculer au malade un virus ictérigène, dont les études récentes sur le « serum hepatitis >» montrent la réalité et même la gravité. On doit surveiller attentivement le foie des sujets traités par exsanguino-transfusion. Les essais de protection (STOKES, BLANCHARD) n’assurent, en réalité, que la prolongation du délai d’incubation de ces ictères transmis.

Si cette méthode est facilement applicable à Paris, grâce aux équipes spécialisées du centre de Saint-Antoine, si elle est possible dans les grandes villes, elle est de réalisation très difficile en dehors des grands centres. L’exsanguinotransfusion demande un nombre important de donneurs pour pouvoir être pratiquée. Il est souvent difficile de réunir un nombre assez important de donneurs isogroupe et ceci particulièrement lorsque les malades appartiennent à un groupe rare ou sont rhésus négatif.

Cette méthode paraît riche d’indications en dépit des difficultés matérielles qu’elle comporte. Les résultats obtenus, particulièrement heureux, font qu’elle marque un progrès considérable dans le traitement des anuries graves.

Mais son rendement relativement faible, la nécessité de la répéter souvent au cours des anuries prolongées, font que l’exsanguino-transfusion est loin de résumer toute la thérapeutique de l’anurie.

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