RITES
membranes. La pénicilline et, au besoin, le streptomycine, évitent le danger de l’infection péritonéale.
Technique de la dialyse :
Après avoir préparé le liquide et donné au malade, s’il est trop agité, des suppositoires de gardénal, on installe un trocart d’entrée (trocart de POTAIN) que l’on introduit dans la fosse iliaque gauche, après avoir pris les précautions suivantes : anesthésie de la peau par un tout petit bouton intradermique de novocaïne. Puis anesthésie, plan par plan, de la paroi abdominale jusqu’au tissu cellulaire sous-péritonéal qu’on infiltre largement de novocaïne. On enfonce le trocart de POTAIN, monté avec le mandrin pointu. On pénètre dans la cavité péritonéale. Souvent, un peu de liquide d’ascite sortant par le trocart, vient indiquer que l’on est bien dans la cavité péritonéale.
Par la lumière du trocart, on fait alors pénétrer le tube de matière plastique que l’on enfonce de 10 à 15 centimètres dans la cavité péritonéale. On retire alors le trocart métallique et l’on branche le tube d’admission sur le tube plastique laissé en place. Pansement autour du tube.
On fait pénétrer le liquide à la cadence de 1 litre et demi à 2 litres à l’heure (300 gouttes-minute). Ce liquide doit être convenablement novocaïné pour éviter les douleurs dues à la distension péritonéale. !
Lorsqu'il y a de 3 à 4 litres de liquide dans l’abdomen, on place le trocart de sortie suivant la même technique, dans la fosse iliaque droite. Le tube de sortie peut être un tube de polyvinylchloride ou simplement une sonde
de NELATON et doit plonger dans le cul-de-sac de DoucLAs. On branche ce: tube sur le tube de sortie.
Le liquide de dialyse doit s’écouler à la cadence de 1 litre et demi à l'heure, et l’on surveillera le liquide de sortie, dont le débit doit être parallèle. On surveillera aussi si le liquide qui pénètre est convenablement rechauffé et s’il y a de la surpression.
On surveillera tout spécialement la respiration et la tension artérielle du malade.
Durée de la dialyse :
Elle est fonction :
Du rendement de la dialyse, De la quantité d’urée qué l’on veut retirer, De l’état général du malade.
Les auteurs américains pratiquent des dialyses de longue durée. DÉROT et ses collaborateurs préfèrent les dialyses courtes (de 12 à 24 heures), au besoin répétées à cinq ou six jours d'intervalle.
La dialyse, même courte, mais d’un débit rapide, est d’un excellent rendement uréique. L’épuration uréique
varie de 20 à 70 grammes par séance.
Arrêt de la dialyse :
On supprime l’admission de liquide et on laisse le liquide intrapéritonéal s’écouler spontanément, au besoin en déplaçant le malade sur le côté. Avant de retirer les tubes, on injecte un million d’unités de pénicilline et 1 gramme de streptomycine. Puis, on enlève les deux