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tubes, et après un pansement aseptique, on enserre l’abdomen dans un bandage de corps. |
Après la dialyse, on continue pénicilline et streptomycine pendant quelques jours, par la voie habituelle.
Incidents de la dialyse :
Les accidents d’ordre technique sont assez facilement évitables, surtout depuis l’utilisation de l’héparine.
Les accidents d’ordre biochimique tiennent à des facteurs osmotiques plus difficiles à régler.
L’incident technique le plus délicat est l’obturation du trocart métallique de sortie. Avec les trocarts de métal, les difficultés d'évacuation apparaissent vers la dixième heure. On voit alors le débit diminuer, puis s’arrêter. Les remèdes sont simples : désobturation des trocarts de sortie à l’aide de mandrins mousses, ou bien par l’injection de 20 em° de liquide sous pression. Parfois, la simple mobilisation du malade suffit. On peut aussi remplacer le trocart de sortie par un plus gros. Lorsque survient cet incident technique, il faut boucher l’admission, car 6 à 7 litres de liquide de dialyse restant dans le péritoine, le malade peut présenter une brusque augmentation de
la masse sanguine qui nécessite une saignée abondante.
Dans les courtes dialyses, l’æœdème est peu à craindre. On peut l’observer, parfois, par suite du passage d’une partie du liquide dans les espaces intersticiels (Observa-
tion n° 9), mais seulement dans les dialyses de longue durée.
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Les accidents hémorragiques, grâce à l’emploi de l’héparine, sont peu à craindre. Celle-ci empêche également la formation de fausses membranes.
La pénicilline et, au besoin le streptomycine, évitent le danger de l’infection péritonéale.
L'accident le plus délicat est un état clinique particulier, qui survient vers la trente-sixième heure : asthénie spéciale avec dyspnée ample et profonde. Le visage est, tacheté de plaques de cyanose, alors que la tension artérielle s’élève.
Le gros danger est alors constitué par le risque de phénomènes d’hydrémie massive avec œdème pulmonaire et cérébral. Le signe biologique le plus net et le plus gräve de cet état est l’effondrement de la réserve alcaline. Cet accident a été signalé par différents auteurs, et KOLFF semble l’avoir observé au cours du traitement par le rein artificiel.
Quelques-uns des premiers malades traités par dialyse péritonéale, présentèrent ce syndrome quelques heures avant la mort. Depuis, cet accident de dialyse a été supprimé par :
1. L’adjonction de glucose au liquide de dalvee, afin de le rendre hypertonique ;
2. L'administration de bicarbonate de soude, ou mieux (Taurer et DÉror), par l’instillation bulle à bulle de gaz carbonique sous-cutané, à raison de 1 I. 500 à l'heure pendant plusieurs heures, dès que la tension artérielle s'élève;