‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Néphrites aiguës anuriquesChapitre 20 sur 41 · LE REIN ARTIFICIEL · texte numérisé non relu

LE REIN ARTIFICIEL

Dernier venu, le rein artificiel a été l’objet de nombreux travaux étrangers. Les premiers essais sont ceux d’ABEL, ROWNTREE et TURNER, en 1912, sur des animaux vivants. Ils sont les premiers à parler de « vividiffusion » et d’ « artificial kidney ». Le sang était dialysé à travers des tubes en celloïdine, et l’hirudinase servait d’anticoagulant. Il n’y a pas d’appareil de propulsion du sang, celui-ci est poussé dans l’appareil, grâce à la tension artérielle, et reflue ensuite vers une veine.

Vers 1923-1925, Haas fait les premiers essais de « Klinische blutwasshung » chez l’homme, La membrane

dialysante est en collodion. Après avoir employé comme anticoagulant l’hirudine, qui, chez l’homme, a provoqué des accidents, il emploie l’héparine en 1928.

En 1923, NIESCHELES réalise un appareil avec des tuyaux coniques de péritoine, aplatis entre des lames de verre. Mais la capacité de dialyse de cet appareil est faible. Haas n’élimine que 2 grammes d’urée en vingt-quatre heures.

. TALHIMER, en 1928, utilise l’héparine et des tubes de cellophane. Ces divers essais font apparaître les difficultés rencontrées et celles qui sont résolues.

Aujourd’hui, l’héparine est un excellent coagulant, ne produisant chez l’homme aucun accident.

Les membranes de cellophane sont excellentes pour la dialyse. La difficulté était de construire un appareil dialyseur ayant une capacité de dialyse suffisante, c’est-à-dire . une grande surface dialysante pour un volume de contenu aussi petit que possible.

Avant d’en arriver aux appareils actuellement employés divers essais ont été faits.

BRINKMANN procédait ainsi :

Une barre de verre est recouverte d’un boyau de cellophane dont les extrémités sont liées, et le sang est propulsé à travers l’étroite fente comprise entre la barre de verre et le boyau de cellophane, par un système de pompe.

Une corde disposée en spirale autour de cet appareil force le sang à circuler également en spirale.

L'ensemble se trouve dans un tuyau de verre plus large

traversé par le liquide de lavage.

Cet appareil réduit le volume tout en augmentant la surface de dialyse, grâce à la barre de verre qui diminue l’espace inutile à l’intérieur du tuyau. Mais cet appareil présente un inconvénient majeur : le risque de rupture

du boyau, car le sang y circule sous pression.

L'APPAREIL DE KOLFF

L'appareil de KoLrF, réalisé par BERK, et qui est actuellement en usage à Kampen (Hollande), évite l’inconvénient de l’appareil de BRINKMANN, grâce à un artifice qui permet la circulation dans le rein artificiel sans

augmentation de pression.

L'appareil de KoLFF remplit toutes les conditions demandées au rein artificiel :

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