‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Néphrites aiguës anuriquesChapitre 19 sur 41 · NAT UE · texte numérisé non relu

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La deuxième dialyse ayant entraîné 21 grammes d’urée, entraîne une faible variation du taux de l’azotémie : de 2 gr. 30 à 1 gr. 90.

Il semble que le stockage de l’urée dans les espaces

lacunaires soit la cause de ces variations.

L'élément le plus important paraît être la quantité d’urée entraînée par le liquide de dialyse. En effet, d’après les cas traités, on peut admettre que 10 grammes d’urée enlevés au cours d’une néphrie anurique correspondent à la production uréique de l’organisme pendant un jour.

Cette apprécation est très importante.

L’acide urique semble suivre une évolution parallèle à celle de l’urée.

Par contre, l’azote résiduel n’est guère modifié.

Les chlorures, abaïissés par la néphrite, ne sont pas modifiés par la dialyse. Le sodium reste normal. Les phosphates et le magnésium suivent les variations entraînées par la néphrite et ne sont pas modifiés par la dialyse.

Deux éléments méritent donc de retenir notre attention : la chute de la réserve alcaline au cours de dialyses prolongées est un fait constant; nous avons essayé d’interpréter ce fait, l’alcalose gazeuse restant notre hypothèse de travail (TAURET).

Actuellement, la dialyse péritonéale est une technique simple, efficace et susceptible d’être mise en œuvre n’importe où. Elle constitue, à l’heure actuelle, le moyen le plus facilement utilisable pour lutter contre l’insuffisance rénale anurique, à la phase d’état, chaque fois que l’on peut espérer une reprise de la fonction rénale à brève

échéance. Il n’existe que trois contre-indications formelles à la dialyse :

1. Il vaut mieux s'abstenir de dialyser un anurique dont la néphrite se complique d’œdème (Observation HA 0)

2. Il ne faut jamais dialyser lorsqu'il existe un foyer infectieux péritonéal ;

3. On ne doit pas dialyser un malade récemment opéré par voie transpéritonéale ou présentant une incision abdominale, afin d’éviter le risque de désunir les sutures. Par contre, une incision lombaire ne constitue qu’une gêne.

La dialyse péritonéale a fait de gros progrès; elle permet de suppléer à une fonction rénale déficiente. Seule ou associée à l’exsanguino-transfusion (Observation n° 11), elle est, pour le moment, le traitement de choix de l’anurie grave.

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