‹ Contribution à l'étude du traitement des orchido-epididymites blennorragiques par l'iothionChapitre 6 sur 28 · OBSERVATION PREMIÈRE · texte numérisé non relu

OBSERVATION PREMIÈRE

L... Justin, âgé de 21 ans, garçon d'hôtel, entre à l’Hôpital- Suburbain, salle Serres, lit n° 8, le 9 janvier 1906.

Blennorragie depuis le 16 novembre 1905. Depuis le 20 décembre, gonflement très douloureux du testicule et de l’épididyme gauche. À continué son travail tout en faisant des applications de pommade mercurielle, mais sans grand résultat.

À son entrée, le scrotum est rouge. Du côté gauche, léger épanchement de la vaginale qui permet de sentir un tésticule normal ; l’épididyme présente une induration assez douloureuse du volume d’une noix. Le malade présente en outre de la funiculite très douloureuse jusqu'à deux doigts au-dessus de Parcade. On prescrit des frictions gaïacolées à 1/10°, associées à la compression.

Le 2 février, le gaïacol n’a que très peu diminué l’épididymite sans agir sur la funiculite. On prescrit alors des onctions à l'iothion étendu dans deux fois son volume d’huile d’olives stérilisée. Le malade accuse une sensation de cuisson légère, bien moins forte que pour le gaïacol, mais qui persiste davan-

tage, environ une demi-heure.

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