‹ Contribution à l'étude du traitement des pertes de substance des os du crâne après craniectomie par la cranioplastie: volet cartilagineuxChapitre 10 sur 24 · ER RS · texte numérisé non relu

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.trouve en présence d’une large brèche crânienne, au niveau de laquelle le cerveau vient faire hernie.

Indications. — Pour réparer des excavations et des déformations choquantes, pour obtenir une régularisation esthétique du crâne, pour obvier aux cicatrices vicieuses ou adhérentes ainsi qu'aux hernies cérébrales, la crânioplastie est indiquée. Souvent, suivant le conseil de Morestin, elle sera avantageusement préparée ou complétée par quelque intervention autoplastique.

Si on considère uniquement l'intérêt purement esthétique de remédier à ces cicatrices vicieuses, à ces pertes plus ou moins considérables de substance osseuse, on vérra que, vu le peu de gravité et la facilité de l’intervention, il serait à souhaiter que l’on puisse pratiquer une crânioplastie pour toute brèche crânienne.

De plus, la crânioplastie atténue, et fait même disparaître parfois les accidents cérébraux,-dûs à une lésion superficielle du cerveau. Elle sera aussi indiquée dans le cas de céphalée ou d'accidents nerveux intenses et tenaces, qui réclament une intervention.

En outre, la crânioplastie prévient les accidents, car elle protège le cerveau contre les chocs, les pressions, les frottements, etc... Le blessé, en même temps qu'il -recouvre ses traïts ou du moins un crâne plus régulier, plus esthétique, acquiert une impression de confiance, de tranquillité et de sécurité. C’est là un but suffisant pour justifier une intervention, qui sera généralement sans danger si l’on tient bien compte des contre-indications.

Contre-Indications. — La crânioplastie, en effet, n'est

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pas toujours une opération bénigne. Son principal. danger est le réveil d'une septicité latente Jusque là silencieuse. | HA

Donc on ne peut et on ne doit pratiquer la crâanioplastie que lorsque la plaie due au traumatisme et à la trépanalion est cicatrisée complètement et depuis longtemps. Il ne faut ni esquille, ni corps étranger, ni hypertension artérielle, ni hyperalbuminose rachidienne, en un mot, il ne faut pas de foyer d'infection latente.

Avant de procéder à une crânioplastie, il sera nécessaire de faire une radiographie du crâne, qui permettra parfois de déceler une esquille, un corps étranger, ou un abcès en voie de formation, et dans ce cas retardera l'intervention.

La ponction lombaire, avant l'intervention, est susceptible de rendre de grands services et doit être pratiquée surtout dans le cas d'accidents nerveux, de céphalée tenace ou de crises épileptiques. Dans le cas d'hypertension artérielle, la crâänioplastie est contre-imdiquée .et peut être dangereuse.

Il est, de plus, d'une grande utilité de prendre régulièrement la température du blessé matin et soir, un certain temps avant l'intervention. On peut parfois de cette façon déceler un abcès en voie de formation.

Si l'on se trouve en présence d’une hernie cérébrale ou d’une brèche osseuse, à travers laquelle le cerveau a tendance à faire hernie, il ne faudra décider la crânioplastie qu'après avoir fait au préalable une compression lente, progressive, et ne gênant pas le blessé. Une poncetion lombaire renseignera sur l'hypertension possible

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du liquide céphalo-rachidien. Tant qu'il y aura hypertension, il faudra remettre la crânioplastie.

La crânioplastie, chez les blessés de guerre, est une intervention lLardive, qui ne pourra se faire que dans la zone de l'intérieur, après complète cicatrisation, après une mise en observation et souvent aussi après de pelites interventions autoplastiques préparatoires. Dans ces condilions seulement, elle sera unè Intervention bénigne.

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