‹ Contribution à l'étude du traitement des pertes de substance des os du crâne après craniectomie par la cranioplastie: volet cartilagineuxChapitre 13 sur 24 · MUR · texte numérisé non relu

MUR

7) De l'omoplate (Laurent, Leclere, Mauclaire).

>) Du sternum (Muller).

:) De la crête iliaque (Kocher).

£) De la tubérosité iliaque ou du grand trochanter (Mauclaire). es

4) Greffes cartilagineuses (Mangoldt 1907, Lotheisen 1908), Nélaton et Ombredanne, Morestin, Gosset, etc...

B. — Empruntées aux animaux :

Greffes hétéroplastiques (Mac Ewen, Jackrsch, Ricard, Paul Reynier).. RE

La plupart des anciens procédés furent repris et les méthodes utilisées et améliorées par certains chirur-

giens. Des méthodes parfois excellentes n'avaient pu

donner à leurs auteurs les résultats attendus ; CUBA UMR

n'est que, grâce à l’asepsie, que ces méthodes, reprises ultérieurement, furent pratiquées avec succès. —

4° La crânioplastie par plaques métalliques. = Déjà

étudiée par de nombreux auteurs, et spécialement par

les observations de Sébileau et Delair 1903, de Sieur et Rouvillois, de Lemerle (« Prothèse crânienne métallique », Thèse de Paris 1917), cette méthode de crànioplastie fut reprise et pratiquée en ces dernières années par Pierre Duval et Estor (de Montpellier). Pierre Duval, le 16 juin 1915, présentait à la Société de Chirurgie trois observations de crânioplastie par plaques d'aluminium. Il utilisait des plaques anologues à celles que l’on emploie dans l'industrie des équipements militaires, selon la technique opératoire suivante :

PONRTUE

nr Len

| Après une incision demi-cireulaire et dissection autour de la brèche crânienne d’un lambeau cutanéopériostique, aminci au besoin pour éviter de léser l'encéphale, on rugine les bords, et on prend mesure de la perte de substance. Découpant une plaque d'alumi- Dium, un peu plus grande que la ‘brèche crânienne et dont les bords présentent deux où quatre tenons, on la

perfore en plusieurs points pour permettre aux bour-

geons charnus de s’y incruster. Puis les bords de la brèche osseuse sont mis à nu; on taille en plein diploé de petites excavalions pour loger les tenons, et il ne resle plus qu’à mettre en place la plaque métallique et à rabattre le périoste avéc la peau.

Estor, suivant une technique anologue, utilisa des

plaques d’or; l'or, métal moins altérable, offre plus de.

garantie. Estor fut un des plus zélés propagateurs de la méthode et présenta 100 observations de crânioplastie par plaques d’or. Les cas présentés par lui (11 cas, le

8 décembre 1915: 18 cas, le 5 avril 1916; 60 cas, le

14 février 1917) sont très intéressants, et chez la plupart de ses opérés, il oblint des résultats satisfaisants. Cette méthode eut d’enthousiastes partisans parmi les chirurgiens. L'aluminium (Pierre Sébileau), l'argent (Savariaud) ont donné satisfaction aux auteurs qui les ont employés.

Cependant, cette méthode n’estpas sans danger : danger de sphacèle du lambeau cutanéo-périostique, danger d’hématome, sans compter que l'on ne peut garantir la tolérance absolue de la plaque métallique, fut-elle même en or. De plus, toute lame métallique

PTT ee

vibre sous l'influence des agents extérieurs : le bruit, les trépidations, déterminent des vibrations de la plaque prothétique, qui peuvent gêner le blessé et lui causer des douleurs ou des sensations pénibles. |

Comme toutes les méthodes de crânioplastie, de réclame une observation soutenue et longue des nombreux blessés traités. Du reste, si les résultats tardifs sont excellents, il n’en est pas moins vrai que cette méthode est coûteuse, nécessite une technique, une asepsie et une instrumentation toutes spéciales, ce qui est important en chirurgie de guerre; en même temps qu’elle exige du chirurgien beaucoup de soin, de minutie et d’habileté. Pierre Duval n'hésite du reste nullement à déclarer : « J’abandonne complètement la plaque de métal pour lui préférer à tous points de vue l’excellente méthode de Morestin ».

2° Cranioplastie par plaques d’ivoire perforées. — Mauclaire, le 12 janvier et le 10 mai 1916, a présenté à la Société de Chirurgie, cinq cas de crânioplastie par plaques d'ivoire perforées ; le 13 septembre 1916, deux cas de Walch (du Havre); les résultats étaient excellents.

Cette méthode présenterait un avantage : pouvoir obtenir facilement des plaques d'ivoire concaves, per: forées, taillées d'avance d’après la mesure ou le calque d’une perte de substance; avantage peu appréciable du reste.

La plaque est perforée de nombreux orifices, et, grâce aux bourgeons charnus qui y pénètrent, la fixation en est facile au sein des tissus.

Page 1