‹ Contribution à l'étude du traitement des pertes de substance des os du crâne après craniectomie par la cranioplastie: volet cartilagineuxChapitre 20 sur 24 · RE CT · texte numérisé non relu

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l'os, au devant de la perte de substance, « comme un verre de montre dans sa monture », puis le lambeau cutané est rabattu; drainage avec un petit drain passant à la partie externe et inférieure du lambeau.

Au niveau de la plaie épigastrique droite, suture étagée de la couche musculo aponévrotique au catgut; suites opératoires normales. Réunion per primam.

En juin 41917, le blessé rentré dans sa famille depuis janvier, est très satisfait de l’opération. Il voyage maintenant sans crainte et se déplace d’une vingtaine de kilomètres en chemin de fer pour venir à l'hôpital nous donner de ses nouvelles. Il ne se plaint plus de céphalée ni d'étourdissements, mais les crises épileptiques ne sont cependant pas complètement disparues. En mai 1917, le malade a présenté deux crises le 8 et le 14. La réparation de la perte de substance est solide; il n'y a plus trace de battements. La cicatrice est régulière et belle. La radiographie faite à nouveau n a rien décelé.

Observation Iil

F...J..,20 ans erégiment d'infanterie. Blessé le 9 novembre 1916 à D..., d’un éclat d’obus au niveau de la région frontale droite. Trépané le lendemain à l’ambulance de V..., il n'a présenté ni perte de connaissance, ni hémiplégie, ni accidents sensitifs avant ou après l'opération. Mais, à la suite de la trépanation, peu à peu apparurent des vertiges et des maux de tête fréquents. Par périodes, le trépané éprouvait des douleurs persistantes et tenaces de toute la région frontale; le moindre déplacement lui était ‘impossible ; s'il essayait de marcher, il était brusquement sujet à des vertiges et obligé de s'asseoir ou se coucher. Durant plusieurs jours il était obligé de garder le lit jusqu’à

PVR

disparition de la céphalée. Aussi, bien volontiers, le blessé accepte une intervention susceptible de l'améliorer.

Entré dans le service de M. le Médecin-Major Autefage, à A... le 13 juin 4917, on constate, à l'examen local, une plaie cicatrisée, consécutive à la trépanation, au niveau de la partie supérieure de la région frontale droite. La perte de substance est de la dimension d’une pièce de deux francs. On perçoit à ce niveau les battements cérébraux.

Mis en observation, le blessé présente des vertiges fréquents, sans perte de connaissance. Brusqueiment, en se promenant par exemple, il lui semble que sa vue se brouille et que tout tourne autour de lui: il souffre au niveau de sa cicatrice, est sujet à de violents maux de tête, et est obligé de s'asseoir ou de se coucher sur le sol. Ces vertiges persistent en général une dizaine de minutes et se renouvellent fréquemment durant plusieurs jours si le blessé ne reste pas au lit.

La ponction lombaire décèle un liquide normal. La radiographie montre une perte de substance osseuse bien nette, un peu plus petite qu'une pièce de deux francs, mais ne signale la présence d'aucune esquille, d'aucun corps étranger, d'aucune prolifération osseuse. La température prise régulièrement est normale.

Opération le 95 juillet 1917, crânioplastie sous anesthésie

locale à la novocaïne. Taïlle d’un lambeau quadrilatère à.

pédicule inférieur circonscrivant la perte de substance et allant en profondeur jusqu'à l'os. on rabat ce lambeau après l'avoir détaché de la perte de substance. On constate que la perte de substance osseuse est comblée par une membrane fibreuse cicatricielle. On détache a la rugine la dure-mère adhérente aux parois crâniennes.

A » Q . no œ On se porte sur le côté droit du thorax, incision le long

du cartilage dela 7° côte. On prélève sur ce cartilageun greffon adapté à la forme et la dimension de la perte de substance. On porte cette greffe au niveau de la brèche crânienne, en

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