‹ Contribution à l'étude du traitement des phlébites puerpérales par section physiologique du sympathique lombaireChapitre 22 sur 43 · RAD · texte numérisé non relu

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progressivement et excentriquement à partir de la zone centrale; enfin apparaît, au bout de deux ou trois minutes, une boule d’œdème qui se forme au point de l’inject:on, celle-ci étant plus ou moins saillante et plus ou moins étendue. Habituellement arrondie, elle envoie parfois des prolongements périphériques.

Tels sont les phénomènes que l’on peut suivre après une injection de 2/10 de cè. de chlorhydrate d’histamine à 1/1.000, d’après la description de MosINGER et Roussy.

La constatation d’aires érythémateuses plus étendues du côt* infiltré à la suite de l’injection anesthésiante, indique une augmentation de la perméabilité artériolaire et capillaire, et permet d'affirmer que la section de la chaîne sympathique est bien effective.

Cette méthode, que nous avons employée pour une de nos malades qui réagissait mal au traitement, et pour laquelle nous voulions avoir une certitude de l’action de notre anesthésie, nous a donné des résultats en tous points comparables à ceux énoncés ci-dessus, et qui sont consignés dans l’observation en question.

De tous les tests permettant d’affirmer la section phys:ologique du sympathique lombaire, trois retiennent notre attention.

Le premier, qui est le plus simple, le plus fidèle et le plus facile à mettre en œuvre, c’est l’affirmation par le malade de la sensation de chaleur dans le membre, avec constatation objective de celle-ci par comparaison avec l’autre membre, l’écart de température étant toujours suffisant pour être perceptible avec le dos de la main.

Un deuxième test assez fidèle est l’étude des oscillations et de la pression artérielle locale. Il demande plusieurs manœuvres longues et parfois douloureuses, et l'emploi d’un matériel lourd et encombrant à transporter, et que le médecin praticien n’a pas toujours sous la main. Enfin, il n’est pas toujours possible de l’employer, du fait des réactions vaso-constrictrices dues à la

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striction exercée par le brassard, et l’on peut craindre qu’il soit facteur d’embolies.

Aussi le test vaso-moteur nous semble-t-il préférable en cas de nécessité d’un contrôle strict des effets de l'injection. Il ne nécessite qu’un matériel courant (seringue de Barthélemy et aiguille à intra-dermo); il est facile à lire et assez constant dans ses résultats, comme le prouvent les recherches de DEMAREZ et LINQUETTE portant sur plus de 500 observations.

Nous abandonnons les tests dus à l’étude des réflexes d’horripilation et de sudation, dont nous avons montré l’infidélité des réponses. Nous regrettons, enfin, que l'étude du pouls n’ait pas donné les séduisants résultats qu’on était en droit d’en espérer, car cela aurait constitué un test objectif idéal par la facilité de sa recherche et la constatation des résultats.

En résumé, la technique des infiltrations du sympathique lombaire est, en règle générale, simple, efficace et bénigne dans ses incidents. Les tests de réussite sont moins nets que ceux de l’infiltration du stellaire; ils sont moins suffisamment simples à rechercher et probants pour en affirmer l'efficacité. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu de ratés francs au cours des infiltrations que nous avons pratiquées; dans quelques cas seulement, l'apparition des tests de réussite a été particulièrement longue, sans jamais être négative.

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