‹ Contribution à l'étude du traitement des phlébites puerpérales par section physiologique du sympathique lombaireChapitre 21 sur 43 · A : PE · texte numérisé non relu

A : PE

a) Toute infiltration de la chaîne lombaire supprime la sudation dans le territoire du membre inférieur correspondant.

b) Cette anesthésie doit porter sur les derniers gang'ions dorsaux et les deux premiers ganglions lombaires.

c) La durée de l’absence sudorale due à l’infiltration de la chaîne sympathique est inférieure à celle de la sympathectomie et peut être évaluée de 1 à 15 jours.

d) Il existe un rétablissement partiel au bout du deuxième jour, et total à la fin du quinzième, et ce rétablissement paraît se faire du centre à la périphérie (donc, là encore, l’action de l’infiltration est plus marquée et plus durable sur l’extrémité distale).

e) Cette étude sudorale peut servir de test et permettre de juger si la chaîne a été effectivement atteinte.

GEORGET, qui a repris la question dans sa thèse, note des résultats absolument opposés à ceux de Nassi; de plus, si parfois la sudation exagérée d’un membre inférieur peut constituer un de ces petits signes décrits par DuCuUING, et qui permettent de confirmer un diagnostic de phlébite au début, bien souvent, à la période d’état, cette impression de moiteur manque, et trois de nos ma'ades, qui avaient une phlegmatia typique, avaient la peau d’une sécheresse remarquable et présentaient même une desquamation. La sécrétion sudorale exagérée étant inconstante, et son interprétation délicate; il ne nous semble pas qu’elle puisse constituer un test rapide et commode de l’atteinte de la chaîne sympathique.

6° Horripilation.

Il en est de même du réflexe horripilateur, recherché en découvrant le malade, et en passant comparativement la main sur les deux membres inférieurs, 1e membre atteint devant contraster par sa douceur avec le membre sain, rugueux. L’infiltration faisant réapparaître le réflexe horripilateur du côté malade, en bloquant le sympathique : on constaterait une rugosité égale aux deux membres.

SRE: Aie

Malheureusement, l’absence de réflexe horripilateur sur un membre phlébitique est trop inconstante pour que l’on puisse ici encore fonder un test sur ce phénomène, et dans nos observations nous n’avons jamais relevé ce symptôme, que nous avons recherché cependant systématiquement; il ne s’est produit qu’une fois chez une malade, et n’a jamais reparu.

7° Réactions vaso-motrices.

L'étude de celles-ci nous paraît une méthode de choix pour vérifier la section physiologique, en cas de sensation subjective douteuse ou si les oscillations ne sont pas modifiées.

Deux corps sont à notre disposition pour juger de l'effet vaso-moteur de l’infiitration : l’histamine et l’acétylcholine. La première agit sur les capillaires, tandis que la seconde agit sur les artérioles. Dans les deux cas, on pratique une injection intra-dermique, et strictement intra-dermique, avec quelques dixièmes de centimètre cube du produit choisi.

On constate que les aires érythémateuses de réponse sont plus étendues du côté infiltré, que du côté non infiltré; de plus, du côté infiltré, la réponse est maxima à la cheville et minima à la cuisse. Ici encore, les effets vaso-moteurs, comme les autres effets dus à l’infiltration du sympathique, sont à action maxima sur la partie distale du membre.

On notera que la réaction vaso-motrice due à l’histamine est plus complexe que celle de l’acétylcholine et se déroule en plusieurs temps : d’abord apparaît une rougeur locale plus ou moins étendue, qui apparaît au lieu même de la piqûre en 10 ou 20 secondes; puis apparaît une réaction érythémateuse dite réflexe, encore appelée auréole rouge, de 3 à 7 cm. de diamètre, dont les limites sont irrégulières et souvent entourées de taches érythémateuses aberrantes. Cette auréole rouge peut atteindre d’emblée toute son étendue, mais nous l’avons vue aussi s'étendre par bonds successifs, ou s’installer

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