III. — EVOLUTION GENERALE
Elle est dans la règle raccourcie, et cela tient à plusieurs facteurs : sédation plus rapide de l’œdème, mais aussi retour plus précoce du pouls et de la température à la normale; enfin l’action préventive des infütrations sur les séquelles rend la mobilisation plus aisée, et le lever plus précoce.
La statistique que nous publions ci-dessous, et qui tient compte de 100 phlébites, tant obstétricales que post-opératoires, est basée sur le fait suivant : le jour de la guérison est celui du premier lever non suivi de rechute; il y a un gros écueil à cette statistique : c’est que les auteu:: ségligent de dire sur quoi ils se basent pour déterminer la date du premier lever; d’après la
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majorité des observations, il ressort qu'ils attendent seulement la disparition des symptômes de phlébite, sans souci des classiques trois semaines de consolidation instituées par VAQUEZ; c’est une question qu’il serait à noire avis intéressant d'approfondir, dans des observations plus détaillées que celles publiées jusqu'ici.
Ii ne nous à pas semblé que des complications graves, au premier rang desquelles l’infarctus pulmonaire, soient venues grever lourdement la statistique et infirmer la méthode de LERICHE. Nous avons relevé en effet, sur les 100 cas, une embolie-mortelle, et quatre embolies sans conséquences graves.
Quant aux séquelles, elles paraissent en nette régression, et le nombre des résultats éloignés favorables est pius important que d'habitude, semble-t-il. Malheureusement, les précisions manquent encore à ce sujet, à cause de la difficulté qu’il y a à faire revenir régulièrement les malades pour les suivre, une fois qu’elles ont quitté le service hospitalier où elles ont été traitées.
Nous terminerons l’étude de cette évolution des phlébites, traitées par les infiltrations du sympathique lombaire, en posani une question jusqu'ici complètement délaissée. Les infiltrations ont-elles une influence favorable dans la prévention des embolies? Il semble à ce sujet qu’il y ait beaucoup à faire du point de vue expérimental sur les animaux, car, depuis la thèse de BARDIN et les travaux de VILLARET, la question de l’embolie est à l’ordre du jour, et il serait intéressant de reprendre celle-ci au sujet des phlébites, maintenant que l’on sait provoquer artificiellement des embolies chez les animaux. Cela permettrait de déterminer si le lever précoces dans les phlébites traitées par les infiltrations lombaires comporte ou non des risques pour les malades; question très importante qui doit être résolue autrement que par la constatation des résultats.
STATISTIQUE Post-opératoires Obstétricales Total 5 à 10 jours. 4 cas 5 à 10 jours. 11 cas 5 à 10 jours. 15 cas 11 à 20 jours. 15 cas 11 à 20 jours. 20 cas 11 à 20 jours. 35 cas 21 à 30 jours. 10 cas 21 à 30 jours. 8 cas 21 à 30 jours. 18 cas 31 à 40 jours, 4 cas 31 à 40 jours. 9 cas 31 à 40 jours. 13 cas 41 à 75 jours. 9 cas 41 à 75 jours. 9 cas 40 à 75 jours. 18 cas HA FONOUTS ml CAS Ayo rOoursE. DICaS HOTONIOUTS CE UEISCAS
Le nombre des injections a varié de 2 à 13, avec une moyenne de 3 à 6.
Si l’on considère qu’une phlébite dure en moyenne 6 semaines, et que l’on compare avec les résultats obtenus ci-contre, on voit que :
Pour les phlébites post-opératoires, 33 sur 43, soit plus des trois quarts, ont duré moins de six semaines; et pour les phlébites obstétricales, 47 sur 57, soit également plus des trois quarts; les résultats sont donc équivalents.
Au total, 80 % des phlébites ont duré moins de six semaines, et sur ces 80 % la moitié a guéri en 11 à 20 jours, ce qui donne des résultats nettement supérieurs à ceux ob:enus par les méthodes de traitement employées jusqu'ici.