ŒEdème séquelle dur dans tout le membre
Mensurations : cuisse, 48; mollet, 34.
Pour essayer de faire disparaitre définitivement celui-ci,
on entreprend une dernière série les 1°, 2, 4, 6 et 8 mai
La malade sort le 14-5-42, et à ce moment elle conserve encore un léger œdème séquelle, mais la récupération fonc-
tionnelle est bonne,
Jambe gauche : cuisse, 44; mollet, 32; jambe droite : cuisse, 42; mollet, 31.
Evolution de la période fébrile et d'accélération du pouls :
25 jours.
Ne, Ve
Consolidation : 21 jours.
Durée totale de la maladie : 47 jours.
La malade quitte l'hôpital au 75° jour et présente un œdème séquelle; la récupération fonctionnelle du membre est bonne.
Les quatre observations que nous publions permettent de confirmer l’action favorable des infiltrations du sympathique lombaire sur les phénomènes vaso-moteurs des phiébites. Les douleurs ont toujours cédé, en une à trois infiltrations, et la tachycardie disparaît rapidement elle aussi; quant aux œdèmes, leur évolution nous a semblé assez capricieuse, et si dans certains cas on a pu noter une fonte de ceux-ci vraiment remarquable, dans d’autres, par contre, ils nous ont paru extrêmement tenaces et ne réagissant aucunement au traitement, même lorsque, l’évolution de la maladie terminée, il ne s’agissait plus que d’œdème séquelle, ce qui fut le cas de notre dernière observation.
La vérification des tests qui permettent d’affirmer la section physiologique du sympathique nous a permis de constater la concordance parfaite de nos résultats, consignés dans nos observations, avec ceux publiés jusqu'ici; qu'il s'agisse de la sensation de chaleur perçue par la malade ou des tests objectifs portant sur les variations des oscillations, de la pression artérielle ou des réactions vaso-motrices provoquées.
L'étude de l’influence du traitement sur la durée de la maladie nous a donné des résultats tout différents de ceux publiés dans les statistiques.
L'examen de nombreuses courbes de température et de pouls, se rapportant à des phlébites traitées par la seule immobilisation, nous a montré que la période active de la maladie, c’est-à-dire la période de pyrexie s’accompagnant de tachycardie, n’était pas sensiblement raccourcie. Seul un léger gain de temps est obtenu par un retour plus rapide du pouls à la normale.
Me:
Le raccourcissement total de la durée de la maladie n’est qu’apparent, car les auteurs n’attendent pas, pour prescrire la mobilisation, le laps de temps de trois semaines, considéré par la plupart des accoucheurs comme nécessaire à la consolidation. |
Pour notre part, nous nous en sommes toujours tenu prudemment à cette règle, craignant qu’une mobilisation trop précoce n’entraîne des risques d’embolie.