LES MÉTHODES BIOLOGIQUES
Elles permettent de prévenir les deux complications majeures
des plaies de guerre :
Tétanos ; Gangrène gazeuse.
Mais si les deux sérums préventiis sont, certes, des adjuvants précieux, ce sont seulement des adjuvants et ils sont sans résultats lorsque le traitement chirurgical n’a pas été parfaitement réalisé.
0) = L’Excision
Nous étudierons donc, d’abord, la technique de cet épluchage de la plaie, qui devra enlever la totalité des tissus lésés.
Cette excision, comme nous l'avons dit, devra être :
__ totale, c'est-à-dire enlevant en bloc, au bistouri et aux ciseaux, corps étrangers et tissus souillés ou mortifiés par le traumatisme ;
— large, c'est-à-dire passant en tissu sain, sans exagération ni parcimonie, avec le but de faire entrer d'emblée la plaie dans sa phase de réparation ;
— précoce, pour barrer la route à la pullulation microbienne, qui débute vers la sixième heure et infiltre les tissus attris vers la douzième heure.
Pour exécuter correctement et asebtiquement cette interven-
tion, il faudra disposer de deux jeux d'instruments et de gants : un pour le temps superficiel, un pour le temps profond.
A) On commence d’abord par faire une large désiniection des téguments : savonnage, rasage, dégraissage à l’éther, enfin, sur la table d'opérations, badigeonnage à la teinture d’iode.
B) L’excision cutanée ne devra pas être exagérée, il faudra passer à un centimètre du bord déchiqueté de la plaie, en peau saine, saignant bien.
Il faudra mettre à plat tous les décollements sus-aponévrotiques, ou faire des contre-incisions de drainage, au point déclive.
C) Si l’'aponévrose est ellilochée, on ébarbera avec soin les bords de la déchirure. Il faut savoir que toujours les lésions sousjacentes seront beaucoup plus importantes que la lésion aponévrotique le laisse prévoir, c'est dire qu'il faudra largement débrider pour voir dans la profondeur.
D) L’excision du trajet et de la chambre d'attrition est le point Capital de l'intervention. C'est là qu'on trouve le maximum de lésions, c’est là que l'opération doit être conduite avec le plus de méthode et de soin. C'est de cet endroit que partiront, si l’on n'opère pas assez tôt, l’essaimage bactérien et l'intoxication.
Quelques règles doivent présider à cette excision minutieuse :
1) Ne jamais explorer au doigt :
2) Faire l’exérèse à ciel ouvert, sous contrôle de la vue :
Lu