‹ Contribution à l'étude du traitement des plaies de guerreChapitre 4 sur 71 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La guerre 1939-1940 vient malheureusement de nous donner de nouvelles plaies à soigner. Il semblait qu'après la Grande Guerre, l'unanimité se soit faite sur leur traitement. Cependant, lorsqu'on lit les comptes rendus des communications récentes sur ce sujet, on s'aperçoit qu'il n’en est rien.

Si tous les auteurs admettent le principe de l’excision de tous les tissus contus où suspects, personne n’est plus d'accord quand il s'agit de savoir si on doit :

— panser à plat et drainer ; — suturer primitivement :

— faire des sutures retardées.

Certains prônent la suture primitive comme étant la méthode à appliquer dans la plupart des cas (Grégoire, Mondor, Duval) ; d’autres, au contraire, la proscriv int de façon absolue (Desplas, J.-Ch. Bloch, Braine), chacun présentant des observations probantes.

Cependant, il nous semble qu’on peut être éclectique, et il nous à paru qu'il était possible de dégager les contre-indications de la méthode et ses rares indications.

Il faut d'emblée noter ce fait capital : de l’exérèse des tissus contus dépend la vie du blessé, tandis que la suture ne doit se présenter que comme un acte contingent et accessoire.

Si la suture est faite dans les conditions optima, si elle est suivie de succès, les résultats sont beaux et encourageants : — cicatrice souple, non adhérente ; — pansements indolores ; — récupération rapide des eflectiis ; __ récupération fonctionnelle excellente.

Mais si les sutures réussies donnent des résultats remarqua-

bles, toute suture primitive faite dans de mauvaises conditions ou mal exécutée, se soldera toujours par une aggravation de la situa-

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tion, et parlois par des désastres : gangrène gazeuse demandant l'amputation secondaire, et parfois entraînant la mort.

Nous étudierons ainsi :

— La technique générale du traitement des plaies de guerre ; les modifications à v apporter et les indications suivant chaque variété de blessure :

— plaies des parties molles ; — fractures de guerre ; — plaies articulaires.

Enfin, nous étudierons les indications des amputations en

chirurgie de guerre et leurs principes directeurs.

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