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LL. — Plaies artict PE ans lésions osseuses

Le . N 9 ne Elles sont assez rares, et ne se voient guère qu'au genou ; il s'agira de plaies par instruments piquants, par balles et rarement

par éclats d’obus ; on aura à faire, en général, à des plaies du culde-sac sous-quadricipital.

a) PLAIES PAR INSTRUMENTS PIQUANTS :

Elles guériront très simplement par l’aseptisation de la plaie cutanée et par l'immobilisation maintenue quelques jours ; les jours suivants, on ponctionnera l’'épanchement réactionnel et on en fera l'examen bactériologique.

Si l'instrument est souillé on aura intérêt à débrider le trajet. On fera une suture primitive.

OBSERVATION 22. — Le 10 octobre 1940, un soldat nous est amené. Employé à la cuisine, il s’est fait une petite plaie à la face interne du genou gauche avec un couteau propre. Nous ne voyons le blessé que trente-six heures après Paccident.

Le genou est le siège d’un épanchement assez abondant ; la plaie ne dépasse pas À cm. On ponctionne, le liquide est stérile ; on met un pansement compressii et on immobilise sur une attelle de Boeckel.

L'épanchement se résorbe rapidement et la guérison survient sans autre incident.

b) PLAIES PLUS LARGES :

Après excision des parties molles et de la synoviale, on suturera primitivement. On immobilisera dans un appareil pltré une quinzaine de jours, mais il faudra être prêt à faire sauter la suture.

OBSERVATION 23. — Le 3 mai 1940, le soldat Aur... Jules est amené à notre formation, 1l a été blessé par une balle six heures plus tôt.

Il présente une plaie transfixiante du genou gauche, au niveau du cul-desac sous-quadricipital ; une radiographie montre l'absence de lésions osseuses.

Sous narcose, on débride les plaies, qui ne sent pas souillées, on évacue sang et caillots, on lave à l’éther. On fait une suture hermétique et on immobilise dans une gouttière plâtrée.

Après un clocher thermique à 38°, la température retombe rapidement à la normale et y reste. Le quatrième jour on ponctionne un épanchement sérohématique qui est stérile.

On enlève le plâtre au bout de dix jours et on évacue le blessé en très bon état.

Récemment on a insisté (Ameline) sur les plaies méconnues du cul-de-sac sous-quadricipital : 4

L'auteur les rapporte à delaë formes

a) Les unes classiques, ent int une arthrite suppurée à grand fracas, mais un peu retardée dans son apparition :

b) Les autres, moins fréquentéS, donnent une forme curieuse et rare d'arthrite subaiguë très prolongée.

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« Une flemme de 60 ans est blessée par un clou au niveau du cul-de-sac sous-quadricipital ; on met un pansement occlusii et compressif, qui reste huit jours en place.

« À ce moment, la température monte peu à peu à 38° 5. Pendant trois mois, le genou est chaud, tumélié, douloureux, sans gros épanchement ; mais la synoviale, très épaissie, est très perceptible. Il existe pendant tout ce temps une fébricule à 37° 5, 38°. La malade refuse tout traitement, puis accepte enfin une immobilisation plâtrée de six semaines. On fait en même temps une vaccination anti-pyogène polyvalente et la guérison survient en cinq MOIS.

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