III. — Indications d’exérèse tardive
a) Les amputations secondaires tardives S'imposeront dans toutes les éventualités que nous venons d'étudier précédemment et qui peuvent survenir tardivement ;
b) elles sont encore indiquées dans les suppurations d’un foyer de iracture ouverte, d’une plaie articulaire et dans les complications inlectieuses générales déterminées par un foyer septique dilfus au niveau d’un membre ;
c) les gelures : l'indication d'opérer se pose rarement. En effet, la gangrène se présente dans ces cas comme un manchon entourant le membre, alors que la profondeur des tissus est richement nourrie comme l'exploration oscillométrique le prouve.
Par contre, dans les gangrènes septiques humides compliquant les gelures, on devra amputer.
Dans les gelures profondes, graves, du troisième degré, l'amputation sera encore indiquée pour séparer le mort du vil. Mais ce seront des amputations atypiques, suivant le sillon d’élimination. On aura d’ailleurs intérêt à attendre le plus longtemps possible, si la partie gelée se momifie, et on n'aura à sectionner que quelques tissus encore vivants.
d) Séquelles de blessures graves : listules, névrites, gangrènes qui rendront le membre inutile ou dangereux. Dans ces €as, on pourra choisir tout à loisir l'intervention la meïileure suivant l’état local du blessé et la prothèse à venir du moignon. (Clavelin).
Telles sont les indications principales des amputations en chirurgie de guerre. Nous allons étudier maintenant quelques
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* yat o
Note
principes directeurs de la technique et du choix de ces amputa-
tions.
Du choix d’une amputation
Nous n’aurons en vue ici que les amputations immédiates. Il faudra faire une opération aussi simple que possible et rapide pour ne pas accentuer le choc. On devra penser aussi à réaliser un moignon appareillable.