‹ Contribution à l'étude du traitement des pleurésies purulentes aiguës à streptocoques chez l'enfant par les bouillons-vaccinsChapitre 14 sur 20 · CONDUITE GÉNÉRALE A TENIR · texte numérisé non relu

CONDUITE GÉNÉRALE A TENIR

Il semble donc, de par les exemples cités, de par les essais heureux pratiqués chaque jour en plus grand nombre que la méthode thérapeutique par les bouiflons-vaccins soit appelée à prendre une extension rapidement erandissante et entraîne des résultats sensiblement Supérieurs à ceux jusque-là obtenus par les traitements antérieurs.

On connaît l'opinion unanime des pédiatres sur la gravité des pleurésies purulentes streptococciques chez l’enfant, gravité d'autant plus grande que l’enfant est plus jeune, qu’il s'agit d’un nourrisson. Sans doute, quelques cas encore ont pu rétrocéder à la suite de ponctions évacuatrices. Dans la règle, et nous avons déjà insisté sur ce point, la pleurésie

pwurulente à streptocoques ne guérit pas spontané-

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ment ; elle a peu de tendance à s'évacuer d’ellemême, et l'évacuation, si elle se produisait, serait presque toujours insuffisante. Le pus formé demande à être évacué par une intervention chirurgicale, faite bien entendu dans les meilleures conditions.

Quelques auteurs, pour légitimer peut-être leur tendance à opérer précocement, ont voulu diviser ces malades en deux catégories auxquelles conviendraient selon eux deux méthodes de traitement assez différentes : les « pulmonaires », auxquels doit s'adresser avant tout une médication médicale, uné médication d’attente, la pleurotomie pouvant seulement être admise lorsque les accidents aigus ont disparu * et les pleurétiques purs ou à lésions pulmonaires extrêmement discrètes, qui sont justiciables du drainage chirurgical immédiat, si toutefois leur état général le permet. & ‘ Cette division, dès l’abord, apparaît par trop schématique : l’on sait en effet la si grande fréquence des associations pleuro-pulmonaires chez l’enfant; l’on sait d'autre part là gravité habituelle de l’état général au début d’une pleurésie purulente streptococcique bien caractérisée; l’on ne: saurait par ailleurs : vouloir tirer d’un examen même complet et des plus attentifs des renseignements précis au point de pouvoir cataloguer les malades en un temps très court dans l’une ou l’autre variété. &

Les dangers d’une intervention. chirurgicale trop

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précoce ont été suffisamment exposés dans la première partie de ce travail. Intervention ni trop. hâtive, ni trop tardive, intervention minima : telles sont les directives de choix qui guideront notre conduite et nous permettront d'éviter dans une large mesure les dangers du choc opératoire, fréquemment observé au cours des interventions hâtives.

Il importe donc, par tous les moyens, de mettre le malade atteint de pleurésie purulente streptococ- cique en mesure de franchir sans trop de risques la phase si dangereuse du début de l’infection, de limiter cette dernière et par là même de faciliter l’œuvre du chirurgien. L’infection apaisée, l'intervention chirurgicale deviendra beaucoup plus favorable.

Et c’est précisément pour passer cette période d'attente, pour lutter directement contre l’infection -envahissante, origine souvent de multiples et graves - complications, que certains auteurs ont préconisé et tenté, ainsi que nous l’avons exposé plus haut, Putilisation par injections intra-pleurales de diverses . substances modificatrices. Là encore les résultats n’ont été qu’irréguliers, incertains, très variables, parfois néfastes. Il semble que ceux fournis par lin: jection régulière intra-pleurale de bouillon vaccin spécifique aient été plus concluants et plus décisifs, permettant, sinon d’éviter une intervention qui finit

presque toujours par s'imposer, du moins de la tenter

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