ENTRER
jours violent. A l'extrême base droite, petit souffle loinain; au-dessus, râles sous crépitants.
Une ponction exploratrice ramène un peu de liquide.
sero-purulent contenant des polynucléaires et des cocci en
diplocoques et en courtes chaïînettes. Imjection intrapleurale de 25 cc. de bouillon-vaccin streptococcique.
Le 19 mars au soir : l'épanchement pleural droit a net-
tement augmenté. Une ponction évacuatrice enlève 650 cc. de liquide séro-purulent, Au microscope : nombreux Streptocoques en courtes chaînettes : phagocytose légère, mais nette. Injection intrapleurale de 50 cc. de bouillon vac- CR... :
Dyspnée ; pâleur ; pouls rapide à 140. Etat grave.
Le 20 mars : injection intra-pleurale de 100 cc. de bouillon-vaccin. Se
Le 21 mars : état toujours grave: pouls autour de 140, mais bien frappé. Au poumon droit en haut : souffle bronchique avec râles sous-crépitants ; au-dessous, signes d’épanchement pleural.
Ponction évacuatrice de 500 cc. de liquide séreux, trou-
ble, aspect de b:uillon sale, fourmillant au microscope
de streptocoques avec de rares polynucléaires. Injection intra-pleurale de 100 cc. de bouillon-vaccin.
Le 23 mars : amélioration nette du pouls et de la température. Dyspnée légère. Souffle atténué du som-
met droit. Signes d'épanchement de la base. Ponction S évacuatrice de 300 cc. de liquide séreux, analogue à celui
d'une pleurésie séreuse, voire analogue à de l’urine. Au microscope : très rares polynucléaires et très rares streptocoques. Injection intrapleurale de 100 cc. de bouillonvaccin.
Le 25 mars : l'amélioration se maintient ; pouls autour
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de 110, vibrant, mais la fièvre est toujours aux environs de 39°. se - Au sommet droit : souffle pneumonique d'intensité moyenne avec quelques râles sous-crépitants. Ponction évacuatrice de 250 cc. de liquide d'aspect purulent. Au microscope : nombreux globules de pus et très nombreux streptocoques. Injection de 130 cc. de bouillonvaccin. se Ag Le 26 mars : injection intra-pleurale de 130 cc. de bouillon-vaccin. à
Le 27 mars : amélioration indéniable. Le souffle bronchique du sommet droit se localise à la partie interne du sommet. À la base, souffle pleurétique léger. Crachats purulents peu abondants. À
Evacuation de 300 cc. de liquide nettement purulent. Au microscope : les streptocoques sont moins abondants qu'à l'examen du 25 mars.
Le 29 mars : pleurctomie droite.
Les suites opératoires ont été normales.
Les drains ont été enlevés le 5 avril. La plèvre était fermée le 36 avril.
Mais dès le 30 mars au soir, la fièvre reparaît et se déclare une broncho-pneumonie gauche qui a envahi une grande partie du poumon gauche, qui a ramené le pouls autour de 120 et qui a assombri le pronostic.
Tout paraissait cependant rentrer dans l'ordre à la fir du mois d'avril. La seule thérapeutique spécifique employée a été la vaccination générale en injections souscutanées par un auto-vaccin streptococcique (8 injections en un mois).
Le 29 mai : nouvelle hémoptysie. L'examen des crachats après homogénéisation révèle la présence du bacie de Koch. Une nouvelle radiographie pulmonaire
donne une image en tous points superposable à celle du mois de février, en particulier pour le poumon gauche. Elle montre en outre un voile étendu au champ droit en relation avec la PAGE y lets droite, séquelle de la pleurésie purulente.
Du 29 maï au 7 juin, le malade a eu 14 hémoptysies. Puis la tuberculose a pris une marche rapide jusqu'au
décès qui est us le 12 juillet 1924. . :
Ces faits, ‘bien d’autres encore, dont le nombre s'accroît chaque jour davantage, parlent suffisamment d'eux-mêmes et permettent de ranger cette méthode thérapeutique parmi les plus utiles et les pluësusceptiptes de donner des succès. Chez l'enfant surtout, où l’on sait la gravité de la pleurésie purulente à streptocoques, l’action du bouillon-vaccin apparaît comme particulièrement importante. Ainsi que nous l’avons exposé, elle va permettre le plus souvent la tramsformation rapide de L'état général : la température S'abaisse, le pouls diminue de fréquence, les symptômes graves du début tendent vers la disparition ; elle va permettre en même temps l’attagne directe des stréptocoques par les polynucléaires qui les englobent et. les phagocytent, ainsi que le démontrent les examens microscopiques en série du liquide pleural : ce liquide, G'abord franchement purulert, puis séreux et de plus en plus fluide, tend chaque jour vers là stérilisation ; et ainsi l'organisme, débarrassé de l’infection orandis-
Sadite qui faisait si sombre le pronostic, devient apte à réagir et à se défendre ; le malade peut dès lors passer en des mains chirurgicales, qui n Fuent jusque là rien -OSÉ tenter. ere :
.. Mais, dira-t-on, cette action du filtrat vaccin streptococcique, cette action spécifique sur le streptocoque n’est qu’une action locale. Si le filtrat à une action évidente sur la lésion pleurale, cet agent thérapeutique est sans effet sur la streptococcémie qui peut acconmpagner la pleurésie, sur toute autre localisation du microbe en cause ; endocarditique, rénale, méningée: Les cas de mort signalés plus haut ressortent tous de causes de ce genre contre lesquelles le traitement s’est uontré impuissant.
Mais sont-ce vraiment là des reproches qui méritent d’être retenus? La vaccination par les bouillons-vaccins ne se targue nullement d'agir sur les différents orgames ; elle agit localement sur les tissus, sur les cel- lules au contact desquelles elle se trouve apportée ; son objectif est de circonserire le foyer d’infection en mettant les cellules saines dans l’impossibilité de servir d'aliment à une nouvelle infection : la vaccinothérapie ainsi envisagée se ramène donc pour la plus grande part à la prophylaxie des cellules réceptives saines. Elle agit encore contre le microbe en favorisant la phagocytose par les polynucléaires ; elle en atténue la virulence et en facilite la disparition. Comme telle, elle agit indirectement sur VPétat général en s’attaquant directement au foyer initial d'infection. |
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Son action dans les pleurésies purulentes est comparable à celle observée sur les lésions cutanées et les muqueuses en général; elle Sattaque directement à l'infection, pourvu que celle-ci soit suffisamment reconnue, et que l’on puisse lui opposer le bouillon-vaccin spécifique correspondant. ki
C’est là sa véritable action, la seule à laquelle elle puisse prétendre.
à Cette action, dans quelques cas, sera par elle-même suffisante. Elle permettra alors des guérisons rapides, complètes, sans qu’il soit besoin d’aucune intervention ultérieure. Faït appréciable, elle ne donnera lieu dans lPensemble à aucune réaction, ni locale, ni générale; et c’est là un nouvel avantage que l’on peut lui recon-naître sur la vaccinothérapie générale qui, le plus souvent, et plus particulièrement sous certaines formes, donne lieu à des réactions générales, à des poussées fébriles parfois im portantes qui fatiguent un ma- lade déjà considérablement affaibli, inquiètent l’entou- ‘age et font même refuser par le sujet lui-même la suite d’un traitement commencé. —
Plus souvent, la pleurésie purulente à streptocoques ne guérira définitivement qu'après intervention. Mais les symptômes généraux auront auparavant rétrocédé; l’infection sera. éteinte, en voie de disparition complète ; et c’est seulement en présence d’un abcès pleural, parfaitement collecté et limité, d’un abcès @ mûr » et presque parfaitement stérile que va se
trouver le chirurgien. Son rôle dès lors sera d’évacuer cet abcès. C’est à ce moment, mais à ce moment seulement, qu’il doit obéir au vieux précepte chirurgical : € ubi pus, ubi evacua » il ne faut pas non plus temporriser à Pexcès. Ce faisant, l'intervention aura lieu aïnsi dans d’excellentes conditions et telles que le résultat sera presque connu d’avance, que la guérison rapide et définitive me tardera pas à s’ensuivre.
Mais pour parer d’ailleurs à toutes éventualités, pour obtenir, dans le cas d’infections particulière ment redoutables des résultats satisfaisants, pour lutter comtre la streptococcémie possible à laquelle il était fait allusion plus haut, il semble qu’il y ait intérêt à faire usage simultanément des deux vaccinothérapies locale et générale. La vaccinothérapie générale sous ses différentes formes : auto-vaccins, stock-vaccins de toutes natures, paraît susceptible, en association avec les bouillons-vaccins, d’agir efficacement contre l’infection envahissante, et de permettre ainsi un résultat plus complet. La vaccination locale par contact agit immédiatement et rapidement sur la lésion infectieuse dont elle assure la stérilisation et la guérison. La vaccination générale par injections sous-cutanées (et par ingestions), plus lente dans ses effets, crée une immunité humorale qui stabilise les résultats obtenus.
Et l’on peut se reporter, à titre d'exemple, à la
longue observation de MM. Rieux et Clavelin, où,