‹ Contribution à l'étude du traitement des pleurésies purulentes aiguës à streptocoques chez l'enfant par les bouillons-vaccinsChapitre 16 sur 20 · WE · texte numérisé non relu

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de’ pleurésies puralentes où le streptocoque ne doit

pas occuper en fréquence la 1"° place, ce qui augmen-

terait dans une large mesure la proportion des décès.

Se Stastistiques Martin + (Société suisse de Pediatrie, 1921) De 1890 à 1920 :

T ponetions :

> guérisons (pleurésies à pneumocoques ; 2 morts.

37 thoracotomies, dont ? avec résection costale :

28 guéris ; 2 améliorés ; 1 stationnaire ; 6 morts.

Sur ces 37 CAS :

25 à pneumeoques : 2 morts ; 9 à streptocoques : 4

morts, soit près de 59 % ; 1 Eberth, guéri ; 1 Staphy-

lococus aureus-Guéri.

Statistiques l'rælich (Nancy 1924) (De 1901 à 1924) :

48 cas de 1 à 13 ans (maximum de 5 à 12 ans) 20 morts : 12 à streptocoques ; 6 à pneumocoques; 2 tuberculeuses.

28 guérisons : 20 à pneumocoques ; 7 à strepto-

coques ; 1 tuberculeuse.

4 pleurésies doubles, traitées d’un côté par pleurotomie et de l’autre par ponctions répétées :

2 morts : à streptocoques ; 2 guérisons : à pneu-

mocoques.

Guérison en moyenne en 1 à 2 mois : 5 ont Cconservé une fistule pendant 1 à 3 ans; 4 Ycoïioses graves revues plusieurs années après : 3 à strep-

tocoques ; 1 tuberculeuse.

Donalds Adams (Boston M. et $S. Journ. 22).

Chez l’enfant : Thoracotomie : 9; Résection costale : T4. + Mortalité : 24 dont : 21 résections costales et 3 thoracotomies : 28,6 07/0.

Mortalité opératoire : 1 an et au-dessous : 55,5 %;. 2 ans : 45,8 % ; entre 2 et 14 ans : 21,8 %; au-dessus de 14 ans : 0. ne |

Ainsi, de toute évidence, l’opération est d'autant plus grave qu’il s’agit d'enfants plus jeunes, et ce qui chez l’adulte pourrait à la rigueur entraîner des résultats convenables ou tout au moïns ne pas ame-

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ner de catastrophe, ne. donne le plus souvent Ones * J'enfant que des résultats bien décevants.

Citons encore une statistique de MM. Rieux et Clavelin, sur 11 cas de pleurésies purulentes à Strep- tocoques, opérés de 1922 à 1924, sans qu’il soit fait usage du traitement par les bouillons-vaccins. Les résultats de cette série peuvent être ainsi résumés :

4 guérisons complètes, soit 36,8 % de succès; 2 fistules pleurales, dont 1 chez un tuberculeux pul- monaire ; 5 décès. s

Ce pourcentage important de décès, près de 50 0/0, n’est malgré tout pas extrême, pour qui connaît la gravité des infections Streptococciques. Ces résultats sont encore supérieurs à ceux que lon observait jadis, au temps de l'intervention précoce, mais combien nettement apparaissent-ils inférieurs à ceux obtenus depuis l’emploi des filtrats.

Voyons encore à ce sujet les statistiques des mêmes auteurs. En un an (1924-1925), ils ont eu l’occasion d’opérer 11 pleurésies purulentes à streptocoques traitées antérieurement par le bouillon-vaccin spécifique. Sur ces 11 cas : 9 guérisons complètes et 2 morts encore est-il bon de faire remarquer que l’un des décès, déjà signalé plus haut, a été observé chez un tuberculeux pulmonaire dont la tuberculose avait commencé avant l’épisode aigu de la pleurésie

purulente à streptocoques ; l’autre, chez un malade atteint de broncho-pneumonie double et de pleurésie

purulenté gauche à streptocoques ayant provoqué une vomique et “un ‘pyopneumothôrax ; son état das. phyxie était tél qu'il ne s’était rendu compte ni de son changement de:service, ni de l'intervention : décès survenu 5 jours après la pleurotomie.

Le pourcentage de Succès nous apparaît done nettement augmenté; non seulement les décès sont diminués de moitié et ne Surviennent que dans les Cas désespérés, mais encore aucune fistule consécutive n’a été observée. Nous comptons ainsi 81,8 0 10 de guérison complète au lieu de 36,3 % avant l'emploi des filtrats. FE

Ces faits parlent d'eux-mêmes. Ils sont àrapprocher, pour leur donner plus de valeur, de tous ceux signalés plus haut; ils sont à rapprocher aussi de tous les résultats heureux fournis dans bien des cas par les bouillons-vaccins en général. Qu'il s'agisse en effet de pleurésies purulentes, d'infection puerpérale, d’anthrax ou de plaies suppurées traités par cette méthode et remarquablement guéris, qu’il s'agisse du staphylocoque ou du streptocoque, le point de départ reste le même, et la grande notion d’immunité locale demeure à l’origine de cette théra-: peutique. Et l’on semble désormais être en droit de conclure qu’une nouvelle méthode de traitement est née, et déjà établie sur des bases solides qui doivent nous donner dès à présent des preuves indéniables de sa valeur dans des cas en apparence d’une gravité

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extrême, et tout spécialement dans la pleurésie à

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Streptocoques de l’enfance, redoutée à juste titre par tous les pédiatres du monde. ne

‘Qu'il nous soit permis en terminant de donner un aperçu rapide de la conduite à tenir dans le cas de pleurésies purulentes aiguës streptococciques chez l'enfant et de la méthode suivant laquelle il semble qu’il soit préférable d'agir en pareil cas.

Dès que la présomption clinique d’un épanchement pleural septique se présente à nôtre esprit, nous pratiquons ‘une ponction exploratrice. Le liquide retiré est séreux trouble. Un examen microscopique extemporané, montre des -polynucléaires encore rares et des chaînettes de Streptocoques déjà abondantes. Le diagnostic est fait : la thérapeutique en découle.

Sans doute, le“traitement strictement médical de l’affection”sera mis en œuvre, médication symptômatique qui est celle de toutes les infections graves : lotions froides et-enveloppements froids ; applications de glace sur la région précordiale ; tonicardiaques (sulfate de sparteine, huile camphrée éthérée) ; adrénaline ; ventouses sèches et surtout scarifiées qui atténuent la pleurodynie parfois violente; potion calmante ; boissons diurétiques abondantes ; diététique appropriée. Tout cela ne constitue évidemment

qu'une faible médication d’ättente, à effets souvent "

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aléatoires et d’ailleurs toujours insuffisants. Aussi faudra-t-il recourir sans retard au traitement par les bouillons-vaccins. Re |

Après évacuation de la plèvre par ponction, on pratique d'emblée une première injection intra-pleurale de filtrat vaccin antistreptococcique ; on injectera d'emblée de grosses doses qui paraissent devoir. agir avec beaucoup plus d’efficacité : 100 à 150 centimètres cubes chez l'adulte ; une dose un peu moindre chez l’enfant, en relation surtout avec son âge, mais qui peut malgré tout rester élevée et peut sans incon-

vénients atteindre 60, 80 centimètres cubes et même au-delà. | Xe

L’épanchement pleurai augmente alors ; on pratique à nouveau une thoracentèse qui pourra être renouvelée, maïs qui en tous cas est toujours suivie d’une ou plusieurs injections intra-pleurales à doses toujours importantes. La même conduite est main-

tenue jusqu’à ce que le pus pleural soit £onstitué,

que la température s'abaisse à 38° et au-dessous, et que le pouls s'améliore parallèleinent.

Ces conclusions ont été exprimées depuis longtemps déjà par le Professeur Besredka. Le D° Marmasse s’en est fait à son tour l'écho, en conseillant d’injecter de grosses doses quotidiennes tant que l’épanchement se reproduit, puis 25 centimètres cubes par jour pendant le déclin et jusqu’à la guérison. Il con-

seille encore d’utiliser pendant les 8 jours néces-

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