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de lui, par points séparés, les plans musculaires et
la peau, en évitant durant toute l’opération la toux, Vaspiration large de l'air dans la cavité pleurale. #Srelle PSE, Lors sque Paecès à la cavité purulente se fait par simple pleurotomie intercostale, la technique : ‘que Von pourrait appeler pleurotomie minima. Elle. donne des SUCCès nombreux et rapides. À côté d’elle, ‘diverses méthodes sont venues apporter d’heureux -Jtlsanen: elles ont été déjà signalées dans
la ee partie de ce travail (thoracotomie à volet.
EN
où à soupape, drainage irréversible). Toutes dailleurs visent le même but : réaliser un drainage à thorax fermé, éviter l'entrée large de l'air dans la pièvre. Ultérieurement, les soins post-opératoires n’ont pas
| moins d'importance pour traiter et compléter la guérison : : propreté rigoureuse des pansements, surveil- lance attentive du drainage; soutien de l’état général. ‘Rapidement le suintement diminué; on voit très nettement la cavité pleurale qui, àù début paraissait énorme, se combler, disparaitre, si bien que les draïns peuvent être supprimés très ramidemént : du troisième au neuvième jour en général et suivant les cas. IE peut arriver qu'à la suite de la suppression du drainage, une poussée de température se montre le surlendémain +: ©’est la signature d’une légère rétention purulente + une pince de Kocher, introduite dans la plaie, vide facilement la poche, et un gros drain court active sa dessication en quelqties jours.
Cette disparition de la poche pleurale est grande-ment facilitée par le lever précoce du malade et les exercices respiratoires. Vers le 3 où 4° jour après
; l'opération, le malade pent commencer à se lever très
progressivement suivant le retour de ses forces. En même temps, il entreprend des exercices respiratoires : inspirations et expirations profondes ; spirométrie très simple, exécutée À l’aide de deux bouteilles réunies l’une à l’autre par des tubes de verre et de caoutchouc ; le malade chasse l’eau d’une bouteille
dans l’autre, et fait entre temps des inspirations pro-
fondes (Rieux).
». Chez l’enfant tout jeune, où cette dernière pratique n’est pas toujours réalisable, il faut \s’efforcer par tous les moyens de favoriser l’expansion thoracique et de rendre au poumon son élasticité,
Le thorax de l’enfant est particulièrement malléable ; de larges inspirations bien orientées peuvent suffire à éviter pour la suite des déformations fâcheu ses et des séquelles parfois redoutables.
La cicatrisation de la plaie est d'ordinaire rapide : trois semaines parfois après la pleurotomie.
Au point de vue chirurgical pur, il semble donc que les injections intra-pleuràles de filtrat antistreptococcique constituent un réel progrès. La mortalité est considérablement diminuée ; les suites opératoi: res Sont plus simples; la convalescence plus rapide F la guérison plus complète, sans séquelles, sans fis-
tules.. Au premier abord, on peut s’émouvoir de l’énormité de la cavité pleurale que l’on trouve à l'intervention ; et cependant en quelques jours, cette cavité se comble, disparaît, l’abondant exsudat fibrineux qui recouvre les parois pleurales fond rapidement et permet un très rapide accolement des feuillets pleuraux, sous l'effet d’un traitement judicieusement mis en œuvre et en particulier des soïns postopératoires.
nn à é 3e 4 117 CONCLUSIONS
La pleurésie purulénte aiguë strepfococcique, chez l'enfant, se earactérise éssentiellement par sa très grande gravité et son pronostic extrêmement sombre. D'un diagnostic particulièrement délicat, elle doit s’aider dans tous les cas des secours de Ja radiologie et des ponctions exploratrices ; sa nature pourra seu- Tement être affirmée par les exaniens de laboratoire. . Abandonnée à elle-même, elle évolue presque tou- jours et rapidement vers Ia mort. Dans la règle, l'intervention chirurgicale s'impose : mais bien souvent la gravité de l’état général est telle qu’elle contre-indique toute intervention ; et Von tend de plus en plus à substituer à la thoracotomie précoce la thoiicotomie « retardée », jusqu’à ee que les phénomènes inflammatoires se soient atténués, que la fièvre aceuse une rémittence suffisante, et que le pus pleu-
ral soit dûment constitué. IT-faut donc ‘instituer un traitement d’attente, capable de soutenir l’effort de l'organisme dans sa lutte anti-infectieuse- ;
Au lieu d'utiliser les thoracentèses simples, souvent insuffisantes dans les’ pleurésies purulentes streptococciques ; au lieu de pratiquer des injections intra-pleurales de Substances modificatrices : bleu de méthyiène à 5 0/0 (Nobécourt, Hutinel), urotropine à 0,25 par centimètre cube (Pissayy) air stérilisé : ii semble qu’il Soit préférable d’avoir recours . injections intra- PCIe de bouïllon-vaccin antistreptococcique. |
Basée sur les notions d’immunité et de vaccination locales dont Besredka s’est fait le promoteur, eette méthode paraît à l’heure actuelle particulièrement remarquable : elle n’entraîne aucune réaction aiguë de l’organisme, comporte le minimum de risques et apporte le plus gros pourcentage de succès ; elle abaisse de façon sensible le pourcentage de la mortalité (ainsi qu’en font foi les statistiques) ; elle favorise et facilite l’intervention chirurgicale secondaire.
Après évacuation du:pus pleural et rinçage de la cavité par du filtrat vaccin, on injecte Chaque jour dans les cas graves, tous les deux jours dans les cas | moins sérieux, une certaine quantité de bouillonvaccin tiédi (auto ou stock--vaccin). L’injection sera d'emblée importante : 40, 60, 80 centimètres cubes et plus suivant l’âge de l’enfant ; le traitement sera
__ continué jusqu’à l’amélioration très sérieuse de l’état us général, l’abaissement notable ou la chute définitive one dé la température, la transformation du liquide purulent qui se collecte et devient peu à peu stérile, ainsi qu’il est facile de le constater par l’examen régulier du pus.
ae L'intervention chirurgicale est. par la suite presse que toujours nécessaire, la guérison spontanée après injections intra-pleurales de bouillons-vaccins restant en effet exceptionnelle, On interviendra par thoracotomie minima, ainsi = : qu il semble préférable de toujours le faire chez l’enfant et surtout le nourrisson.
La résection costale, lorsqu'elle est jugée utile, - sera toujours aussi économique que possible, On draînera par la lame de caoutchouc ou tout autre procédé équivalent, suivant les préférences Chirurgicales,
La disparition du pus est rapide. La cicatrisation se fait en quelques semaines.
Pas de séquelles dans l’ensemble, pas de fistules pleurales, si le Traînage à été bien fait, si l’on a eu soin de faire lever précocement le malade et de lui faire pratiquer de bonne heure des exercices de gymnastique respiratoire.
Dans tous les cas, plus spécialement lorsqu'il s’agira de pleurésies purulentes secondaires, de beaucoup les plus fréquentes chez l’enfant, il sera bon
a d'associer à cette thérapeutique la vaccinothérapie générale (auto ou stock-vaccin) par injections souscutanées, à laquelle on pourra joindre encore la sérothérapie antistreptococcique. Se
Vu: Le Doyen,- RM - Vu: Le Président, ROGER z : NOBE COURT:
Vu et permis d'imprimer:
Le Recteur de l'Académie de Paris.
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