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forme de pyélonéphrite gravidique associée à la tuberculose rénale. Hors ce cas, elle est rarement indiquée.
L'action chirurgicale va également trouver son indication dans les cas où l’examen clinique montre une pyélonéphrite avec néphrite suppurée, dans les cas de grosses pyonéphroses mal drainées par le cathétérisme, enfin dans les formes où avec des signes locaux importants, il y a impossibilité quelconque de mettre une sonde urétérale.
Ici, c’est à la néphrotomie, suivant le procédé de Marion, opération logique, qu'il faudra s'adresser. « Elle permet d’assurer l'évacuation urinaire quand le cathétérisme urétéral est dans l'impossibilité de drainer efficacement une poche pyélo-calicienne trop volumineuse. » (De Beaufond.)
«Le traitement chirurgical a l'inconvénient de présenter une certaine gravité pour la mère et de nécessiter l’anesthésie générale, qui n’est pas sans danger pour l'enfant. » (Chevassu.) Cependant, elle n'empêche pas le plus souvent la
grossesse d'aller à terme (Legueu, Pozzi, Fournier).
« La néphrectomie ne doit être pratiquée que secondairement et doit, déclare le Professeur Legueu, céder le pas durant
Ja grossesse à la néphrotomie, opération d'attente et de sécurité. » Le rein ne demande qu'à retrouver la liberté de sa voie d’excrétion pour reprendre un rôle à peu près normal et sa valeur d'élimination. La néphrectomie d'emblée apparaît à Legueu comme une opération « excessive ». Rares sont, en effet, les cas où elle est autorisée. On sera amené à la pratiquer le plus souvent dans le premier mois de la grossesse, devant de grosses pyonéphroses ou des destructions 1mportantes du parenchyme rénal, en un mot dans les cas où le rein n'a plus de chance de récupérer sa valeur fonctionnelle.
Le cas d’une malade observé récemment à la clinique urologique montre l'obligation où l’on se trouve parfois de pratiquer la néphrectomie d'emblée.
H... (Gilberte), 22 ans. Envoyée à l'isolement de la Maternité pour avortement provoqué, suivi d'infection colibacillaire grave.
Le Bouris. %
Elle ente dans le service de clinique urologique le 26 février 1935 et présente, dès son arrivée, des frissons, et la température monte à 39°8. L'état général est très mauvais : langue rôtie, urines rares, contenant de nombreux colibacilles. Anémie à 2.200.000 hématies. De plus, la malade souffre dans sa région lombaire.
Le 27 février 1935, cathétérisme des uretères, sonde à demeure et lavages des bassinets au nitrate d'argent à 1 p. 150. Injection . intraveineuse de septicémine. Transfusion de 250 grammes. Deux heures après la transfusion, grand frisson, température à 41°4. Pouls, 160. Injection de 1 cm3 d’adrénaline au 1/1.000.
L’après-midi, la température est tombée à 38°8. Pouls, 138. La malade semble un peu mieux. Une hémoculture est négative.
Le 1% mai, nouvelle transfusion de 250 cm3. Le soir, grand frisson; la température monte à 41°4. Pouls, 160. Douleur dans la région lombaire droite, qui est le siège d’une voussure douloureuse. On pense à un phlegmon périnéphrétique.
On intervient sous anesthésie générale au chlorure d’éthyle (Docteur Guérin). On tombe sur un gros rein droit piqueté de granulations et qui se déchire; pas de périnéphrite. Néphrectomie. Après l'opération, apyrexie, et la malade va mieux. Le cinquième jour, la température monte brusquement à 39°8 et se ‘maintient élevée plusieurs jours. Vomissements, sérum glucosé adrénaliné, septicémine. La malade est emportée par sa famille dans un état . très grave.
Parfois, à l'intervention, l’état du rein rendra ainsi indispensable l’ablation d’un organe trop atteint. Nous soulignerons simplement la rareté des indications d’une pareille conduite.
Formes chroniques.
Nous dirons quelques mots, pour terminer, du traitement de ces formes de pyélonéphrite chronique de la grossesse, qui évoluent à bas bruit après une poussée aiguë. Ce sera avant tout un traitement d'attente, un traitement préventif de la crise qui peut revenir; à peu près celui que nous avons déjà