‹ Contribution À L'Étude Du Traitement Des Pyélonéphrites GravidiquesChapitre 9 sur 25 · LUTTE CONTRE LA STASE INTESTINALE ET L'INFECTION FOCALE · texte numérisé non relu

LUTTE CONTRE LA STASE INTESTINALE ET L'INFECTION FOCALE

Le « syndrome entérorénal » intervenant le plus souvent dans la genèse de pyélonéphrite gravidique, la première condition est de régulariser l'intestin. On insistera avant tout sur le régime alimentaire. Celui-ci devra faciliter les exonérations, mais encore éviter les mets dont les produits de désassimilation pourraient être nuisibles au filtre rénal.

La viande sera permise, mais peu abondante et grillée ou rôtie. Les viandes en sauces, les conserves, les œufs, seront totalement défendus.

Par contre, les légumes, surtout verts, et les pâtes seront permis. Tous les fruits seront recommandés.

On donnera également certains aliments qui exercent sur la flore intestinale un effet salutaire : ferments lactiques, kéfir, yoghourt.…

La constipation sera soigneusement combattue à l’aide de laxatifs légers : graine de lin, agar-agar, sulfate de soude (une cuillerée à café le matin), huile de paraffine, huile de ricin à petites doses répétées.

La médication antiseptique peut être utilisée avec avan-

tage : ‘collargol (2 cuillérées à soupe d’une solution à

2 p. 100), cryptargol.…. :

Dans certains cas, il sera bon de penser à la possibilité d’une parasitose intestinale pour la combattre. Les vers intestinaux semblent être à l’origine de quelques cas de pyélonéphrites, tel le cas de Wolgensinger : une jeune femme de 17 ans, enceinte de cinq mois, fait une pyélonéphrite à colibacilles qui résiste successivement aux lavages du bassinet, à la septicémine, l’électrargol, au sérum de Vincent, et qui cède brusquement après l’expulsion de nombreux ascaris.

Dans quelques cas enfin, l’origine de l’infection se trouve en dehors du cadre intestinal. Ici une étude étiologique pré-

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