INTRODUCTION
L'idée première de ce travail revient à M. le médecin-major Ruotte à la suite de trois cas de rupture musculaire qu'il avait observés dans son service, à l'hôpital militaire Desgenettes.
Cette question des ruptures musculaires a été traitée dans bien des articles. Elle à fait l’objet de plusieurs rapports à la Société de Chirurgie, mais il semble cependant que la pathogénie de ces affections ait plus préoccupé les auteurs que leur traitement. C'est pourquoi il nous à paru intéressant d'étudier dans ce travail les différentes méthodes proposées jusqu'à ce jour pour la cure de ces accidents et de comparer leur valeur thérapeutique à propos des différents degrès de ruptures qui se présentent en clinique.
Les ruptures musculaires peuvent se diviser en deux grandes catégories suivant qu’elles atteignent les muscles de la vie de relation ou les muscles de la vie organique. Nous ne nous occuperons pas de
s’étonnant que ces lésions fussent restées si longtemps méconnues.
Deramé, Larrey, Delpech, Dupuytren s’occupent de cette question.
Richerand et Motte (de Lyon), réfutent l'opinion de Pouteau sur la luxation supposée des muscles, et établissent la fréquence relative des ruptures musculaires.
En 1817, dans un mémoire sur les ruptures des muscles, Sédillot discute leur pathogénie, précise leurs symptômes, leur diagnostic et leur pronostic. Velpeau et Olivier, leur consacrent deux articles dans le Dictionnaire en trente volumes.
Nélaton en étudie l'anatomie et la physiologie pathologique.
La thèse de Briquet (1848) résume toutes les connaissances acquises jusque là sur cette question.
Les travaux de Wirchow, de Billroth, de Hayem, de Cornil et Ranvier complètent les notions assez vagues d'anatomie pathologique.
Régéard en 1880, dans sa thèse sur les ruptures musculaires, fait une longue énumération de tous les cas publiés jusqu'alors, et essaye de tirer de leur observation une règle logique pour le traitement.
Dans toute cette longue période qui précède l’avènement de là chirurgie antiseptique, la question du traitement des ruptures musculaires est restée presque stationnaire. C’est à peine si Mourlon, encore ignorant de la différence qui existe entre la hernie musculaire vraie et la pseudo-hernie consécutive à une rupture musculaire, avait tenté un traitement dit radical de cette affection.
Follin, dans son Traité de pathologie externe, Signale la possibilité d’une cure radicale des pseudohernies musculaires. 3
En 1886, Giess, dans le Berliner Klinische Wo- “chenscrhift, publie deux cas de cure radicale de pseudo-hernies.
En 1887, Amiaud dans sa thèse inaugurale résume à peu près tous les travaux parus sur la question.
À la même époque, la thèse de Sallefranque ‘nous fournit une étude assez complète des ruptures traumatiques du biceps brachial et le mémoire de MM. Charvot et Couillaud, une étude clinique sur les
ruptures musculaires chez les cavaliers.
En 1891, Sellerbeck, dans le Deutsche inilitarische Zeitschrift, rapporte une observation de cure radicale de pseudo-hernie.
Farabeuf, en 1893, dans plusieurs rapports à la Société de Chirurgie, apprend à ne pas confondre la hernie musculaire vraie avec la pseudo-hernie et montre qu'il faut rapporter à cette dernière presque toutes les observations publiées sous letitre de hernie vraie.
Les publications de Delorme, de Nimier, de.
Michaux, en 1894, apportent des indications nouvelles sur les règles thérapeutiques à suivre dans les différents degrés de rupture musculaire.
M. Faucompré, dans sa thèse inaugurale de 1895, inspirée par M. le professeur Folet, de Lille, préconise le premier l'emploi de sutures immédiates pratiquées en vue d'obtenir une réunion par première intention dans les ruptures musculaires.