‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Téno-Synovites aiguësChapitre 6 sur 18 · AT · texte numérisé non relu

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articulation dont elles ne sont séparées que par du tissu conjonctif. On comprend aisément que la suppuration du tissu cellulaire, ou l’ostéite des phalanges produise facilement l'infection de ces gaines, et que le panaris tendineux amène assez souvent l’inflammation de l'articulation voisine. De la gaine, l’infection peut se propager au tissu cellulaire qui l’environne, et de ce dernier, au tissu cellulaire de la main, d’où phlegmons de la main.

Les gaines digito-carpiennes sont ainsi appelées parce qu'elles s'étendent de la base de la dernière phalange jusqu’au-dessus du ligament annulaire. Elles sont au nombre de deux: la gaine externe ou radiale qui renferme le tendon du long fléchisseur propre du pouce ; la gaine interne qui contient les tendons fléchisseurs de l’auriculaire, exclusivement d’abord, puis englobe les tendons de l'index, du médius et de l’annulaire. La séreuse, qui dans la gaine cubitale revêt la face antérieure et la face postérieure de ce paquet tendineux, envoie un prolongement entre les deux plans tendineux, divisant ainsi cette gaine en trois loges qui ont reçu les noms de loges prétendineuse, inter-tendineuse et rétro-tendineuse. Ces cloisonnements sont peu favorables à une évacuation complète du pus, dans les phlegmons tendineux. D'ailleurs, toutes les gaines synoviales, même les digitales, sont

partiellement cloisonnées par les méso-tendons qui se

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détachent de la paroi phalangienne et contiennent les vaisseaux qui se rendent aux tendons.

Une question anatomique, importante au point de vue pathologique, est la communication des gaines synoviales des doigts et de la main. Contrairement à l'opinion jusque là admise, Poirier a conclu de ses recherches, que la synoviale du pouce et la synoviale palmaire radiale ne communiquent pas environ 1 fois sur 20. La non communication de la synoviale de l’auriculaire et de la gaine cubitale est encore plus fréquente; on l’observe au moins dans un tiers des cas. Cette absence de communication nous explique ces cas de panaris tendineux du pouce ou de l’auriculaire restant limités à ces doigts.

Quant aux deux gaines radiale et cubitale, elles communiquent dans la moitié des cas environ, par l'intermédiaire d’une séreuse médiane, située entre le canal carpien et le tendon du fléchisseur profond de l'index. Poirier ne la considère pas comme accessoire, mais comme à peu près constante, puisqu'il l’a trouvée 8 fois sur 10. Il lui a donné le nom de séreuse palmaire moyenne postérieure, par opposition à la gaine palmaire moyenne antérieure, qui ne se rencontre que dans la moitié des cas, et se trouve entre le tendon superficiel et le tendon profond de l'index. La propagation assez fréquente de l'infection d’une gaine car-

pienne à l’autre se trouve ainsi facilement expliquée.

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La connaissance exacte des rapports des gaines digito-carpiennes est également indispensable au bon chirugien les gaines sont d'abord entourées d’une couche de tissu cellulaire, dont elles ne sont d’ailleurs qu'une différenciation. Ce tissu cellulaire se continue avec celui des doigts et celui du poignet. Il peut être le siège de phlegmons, et donner lieu à une tenocellulite. Enfin, son infection peut se propager au tissu cellulaire du bras et y produire un phlegmon diffus.

En dehors de cette couche celluleuse, la gaine radiale est en rapport: en avant, avec l’aponévrose de l’avant-bras, entre les tendons du grand et du petit palmaire, avec le tiers externe du ligament annulaire du carpe, les muscles opposant et court fléchisseur du pouce ; en arrière, avec l'articulation radio-carpienne, la scaphoïde, le trapèze et l’adducteur du pouce; en dehors, avec le tendon du grand palmaire et le court fléchisseur du pouce; en dedans, avec la gaine cubitale de laquelle, sous le ligament annulaire, elle n’est séparée que par une mince cloison dans laquelle chemine le nerf médian.

La gaine cubitale est recouverte par laponévrose antibrachiale, entre les tendons du petit palmaire et du cubital antérieur, puis, par les deux tiers internes du ligament annulaire, enfin par l’aponévrose palmaire. Sa face postérieure recouvre l'extrémité infé-

rieure du cubitus, la portion cubitale du carpe, et les

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deux derniers inter-osseux. La face interne est en rapport avec une masse adipeuse qui la sépare de l'artère cubitale, avec le pisiforme, l'os crochu et l'opposant du petit doigt; la face externe avec la gaine

radiale et le médian. 2

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