‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Tumeurs BlanchesChapitre 19 sur 34 · TO LA · texte numérisé non relu

TO LA

ù de-pied gauche sont sensiblement augmentées et sa circonférence mesure 20 centimètres, tandis que du côté sain nous n'avons que 47 centimètres. Lorsqu'on imprime un choc brusque sur la face inférieure du calcanéum, on ne provoque aucune douleur dans l’articulation tibio-tarsienne. La pression au niveau de l’interligne articulaire en avant et en arrière n’est pas douloureuse. L’empâtement est principalement localisé au niveau des deux malléoles et surtout sur la malléole externe. La peau de cette dernière région est enflammée et présente.trois trajets fistuleux de dimension variable. L'antérieur est le plus étendu. Au niveau de la pointe de la malléole externe on a nettement la sensation de fluctuation. La région de la malléole interne est moins empâtée ; la peau est normale et on sent seulement de la fausse fluctuation autour de-cetle malléole.

Le mollet droitmesure dans sa plus grande circonférence 99 cent., tandis que le mollet gauche atteint seulement 18 cent. 1/2.

À la poitrine, il ne reste rien de son ancienne bronchite. Elle a eu un écoulement de pus par les deux oreilles, aujourd’hui complètement tari. ;

Etat général. — Bon. Apyrexie.

23 déc. 1896. — Opération. Curettage.

Observation XXII

Tumeur blanche du cou-de-pied

Re . (Marie-Louise), 2 ans. Entrée à l'hôpital, le 25 février 1899.

Antécédents héréditaires. — Père et mère bien penis une petite fillette de 5 ans en bonne santé. |

Antécédents personnels. — Broncho-pneumonie à 2 ans.

Début de la maladie actuelle. — En juin 1898, par une légère

boiterie. Au mois d'août de la même année, M. Estor diagnostique : une tumeur blanche tibio-tarsienne et immobilise l'articulation dans un appareil plâtré. Cette thérapeutique ne parait pas avoir entravé la marche de la maladie, car l'enfant nous arrive sept mois après dans l’état suivant :

Etat actuel. — Le 28 février, le cou de pied droit est très tuméfié. I mesure 16 cet. 1/2, {tandis que le gauche n’en mesure que 13.

Au niveau du scaphoïde, existe un abcès de la grosseur d’une noiselte, qui est sur le point de s'ouvrir. Les mouvements de l’articulation tibio-tarsienne sont à peu près abolis ; empâtement autour du tendon d'Achille. Le tiers inférieur de la jambe présente une éruption en voie de cicatrisation et difficile à caractériser, sur laquelle on remarque des écorchures résultant de grattage.

Bon état général. Les grandes fonctions s’accomplissent bien. Pas de fièvre.

28 février. — Opération. Ablalion de l'astragale.

Observation XXIII

(A. Poncet, in Rev. d'Orthop., 1892)

Ostéo-arthrite envahissante du tarse. — Tarsectomie totale

Fr. B..., âgé de 21 ans. Profession: cultivateur.

Examen. — 12 mai 1892.

Entré à l'hôpital en avril 1886. :

Début de la maladie par des douleurs dans le pied droit, à partir de 16 ans. Il les attribue à l’action prolongée de l'humidité, habitant une chambre malsaine et crue.

Si non bonne santé apparente.

Antécédents héréditaires. — Aucune tare tuberculeuse.

Après examen. — On porta le diagnostic d’ostéo-arthrite tuberculeuse médio-tarsienne.

Traitement antérieur. — Pointes de feu profondes à trois reprises différentes, avec un intervalle de quelques mois, en 1886, puis immo-

bilisation.

Résultat nul... ou plutôt s’aggravant. Un abcès se forme. ” En janvier 1887. — Opération. Ablation des calcanéum, astragale et scaphoïde, etc.

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