‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Tumeurs BlanchesChapitre 2 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La question du traitement des tumeurs blanches est encore loin d'être élucidée.. malgré les nombreux essais ou travaux faits en la matière. |

En effet, nous verrons, dans la suite de notre étude, l'immobilisation si réputée de jadis tour à tour prônée ou critiquée.

Cela doit nous donner à réfléchir, quand on songe que les chirurgiens éminents soutiennent l’une ou. l’autre théorie, et se prévalent égalemént de brillants résultats obtenus.

Mais, à l'heure actuelle, — malgré ses mérites incontestés, — ce système thérapeutique des anciens paraît être de plus en plus délaissé. |

La cause de cet abandon ? Les trop nombreux cas d'insuffisance et la lenteur d’un tel'traitement.

Ainsi, dans la seule clinique de M. le professeur Estor, en l'espace de quelques années, de nombreux échecs ont été enregistrés. Nous en relaterons plusieurs dans nos observations.

De plus, nous voyons des chirurgiens de la valeur des Lucas-Championnière, en France; de Roux, à l'étranger, s'élever avec force contre cette pratique d’immobiliser toute arthrite tuberculeuse, même au début !... Et ils l’accusent non seulement d'être insuffisante, mais nuisible.

La découverte de Koch ne devait pas tarder, elle aussi, à

influer sur l’évolution de cette thérapeutique en nous faisant connaître, avec l’origine microbienne de ce mal, d'autres moyens plus prompts à l’enrayer ou le supprimer... parfois.

Nous verrons donc remplacer la contention absolue par les injections intraarticulaires qui ont, entre tant d'avantages sur elle, celui d'agir directement sur le bacille, cause du mal.

C'est donc à cette étude comparative entre ces divers procédés opératoires, mais spécialement entre l'immobilisation et les injections, que nous allons nous consacrer.

Ne pouvant juger nous-mème des résultats d'une thérapeutique nouvelle, thérapeutique que nous n'avons vu appliquer que bien rarement, n'ayant pu, en outre, suivre les personnes ainsi traitées, nous nous baserons, — pour ce travail et conclure à son efficacité, — sur l'opinion d'autrui... les nombreux mémoires où brochures parus à ce sujet...

Mais avant d'entreprendre cette étude, nous croyons de notre devoir, — en présence de la confusion qui règne dans la terminologie médicale, — de définir ce que nous entendons par tumeurs blanches... afin d'éviter tout malentendu.

N'oublions pas d'avertir, dès maintenant, que nous ne voulons étudier ici que seules, les manifestations tuberculeuses du genou et du pied. :

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