‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Tumeurs BlanchesChapitre 3 sur 34 · CHAPITRE PREMIER DÉFINITION · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER DÉFINITION

- « Hi n’y a pas longtemps encore, écrit Kirmisson, l'étude des maladies chroniques des articulations présentait un véritable chaos. Sous le nom général de fumeurs blanches, qui n’éveille à l’esprit aucune idée pathogénique, on décrivait les maladies articulaires relevant des causes les plus diverses, | depuis l’arthrite d’origine blennorrhagique jusqu'à F'arthrite de nature rhumatismale ‘et tuberculeuse..….

» Plus tard, un progrès fut réalisé quand on chercha à faire de la fongosité l'élément caractéristique des affections que nous étudions en ce moment. ,

» Arthrite fongueuse devint, dès lors, synonyme de tumeurs blanches. Mais l'analyse n’était pas encore poussée assez loin, car nous savous, en effet, à l'heure actuelle, que le tissu fongueux ne saurait étre considéré par lui-même comme spécifique.

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» En effet, à côté de fongosités développées autour d'un séquestre, d’un corps étranger, il en est qui se montrent dans le cours des arthrites rhumatismales chroniques, d’autres enfin (et c’est le plus grand nombre), qui sont, soit tuberculeuses...» soit, parfois toute cette série d’arthrites d'origines diverses : infectieuse ou toxinique, parasitaire ou virulente. Mais leur évolution est-elle identique ?

Or, que dit Ollier? « Les traumatismes, le Danses la bee les deux premiers surtout, — donnent souvent lieu à des processus inflammatoires chroniques aboutissant peu à peu à la suppuration de l’article, à la destruction de ses éléments, etc... » comme la tuberculose.

Avant, l’on était donc trop absolu en établissant une identité de nature entre la tuberculose pulmonaire et l'affection fongueuse ou tumeur blanche des articulations.

Mais depuis, grâce aux mémorables recherches et expériences des Villemin, Lebert, Klebs et Fox, etc., sur la nature virulente de l'affection tuberculeuse et à la découverte de Koch, ainsi qu'aux travaux de Virchow, Langhans et Rindfleisch, Koster et Cornil, qui démontrèrent histologiquement l'existence de la tuberculose articulaire, on put différencier ces diverses arthrites jusqu'alors confondues.

Définissons donc tout d’abord cette affection que nous voulons traiter.

Qu'est-ce, pour nous, qu’une tumeur blanche ? cette « white swelling » de Wisemann ?

Reclus la définit ainsi : « Une arthrite chronique caractérisée par la production de fongosités, la tendance à la suppuration, l’envahissement progressif de tous les tissus de la Jointure, lésions dont la conséquence dernière est la perte des fonctions du membre. » Et plus loin, dans la discussion d’origine, il à soin de rejeter les arthrites non engendrées par le bacille de Koch.

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De l’autre côté de l'Océan, nous voyons H. Taylor définir ainsi : « La tumeur blanche est une affection suppurative commençant généralement dans une épiphyse ou la synoviale avec tendance à envahir tous les tissus de l'articulation. » Lui aussi rejette toute arthrite non tuberculeuse et fait tumeur blanche le synonyme de bacillose articulaire.

Donc, adoptant la manière de voir de Kirmisson, Reclus et de la plupart des chirurgiens, nous faisons, à notre tour, tumeur blanche synonyme d’arthrite tuberculeuse ou même fongueuse, selon Broca et tant d’autres, c’est-à-dire d’une arthrite due à l'infection par l'élément spécifique de la tuberculose. Nous avons dit, par le bacille de Koch.

Cette restriction faite, et avant d'aborder l’historique du traitement, essayons d'étudier quelques unes de ces arthrites ayant certaines analogies, d'en établir brièvement le diagnostic différentiel afin de pouvoir éliminer, dans la suite de notre sujet, toute arthrite non tuberculeuse et nous faciliter ainsi notre tâche quand il faudra discuter si la tumeur blanche (d’origine tuberculeuse) peut ou non être guérie par la seule immobilisation.

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