ACCIDENTS
Les sulfamides sont tous, quoiqu’à des degrés différents, doués de propriétés toxiques indéniables et de longues listes d’accidents pourraient être rapportées. Dès 1937, TOURAINE, HARVIER et PERRAULT ont réuni et publié de nombreuses observations. Depuis, de nouveaux cas ont été publiés.
Sans entrer dans le détail de leurs manifestations, sans discuter le mécanisme physiologique de leur apparition, il semble bien que, pour de nombreux cas, lès doses exagérées ont été à l’origine de ces accidents.
Des observations comme celle rapportée par Edward W. CLINE sont vraiment démonstratives. Il s’agit d’un étudiant en médecine mort avec une atrophie jaune aiguë du foie après avoir pris plus de 50 fr. de sulfamides.
D’autres accidents, du type d’intolérance, sont survenus avec de petites doses, par exemple 3 gr. dans une observation de Duvaz (du Havre), cité par G. Douxaw, et tous les auteurs avec JANET, P. BLUM ont recommandé une surveillance étroite des malades.
Une grave question a été soulevée au début de 1938, par JAUBERT et Morz. Ces auteurs ont observé
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une action indéniable des sulfamides sur la spermatogénèse, action qui a été entièrement confirmée par notre camarade F. ToRRES-LÉON après des expériences très précises.
Les essais sur l’animal ont donné des résultats discordants et si certains auteurs n’ont pas observé de modifications importante du sperme : PALAZZOLI, Nirni, BoveEr et LEVINSON chez le lapin, LEVADITI et VaIsMAN chez le lapin et la souris, DUREL et RATNER chez le cobaye, un autre auteur, GORET avec BORDET et MINGUET a vu une action très nette chez le chien.
Chez l’homme, la diminution du nombre des spermatozoïdes peut être importante, mais est variable suivant les individus, donc n’est pas absolument proportionnelle à la dose ingérée (TORRES-LÉON). Elle est transitoire, et ne semble pas subsister après trois mois (LewY). =