INTRODUCTION
D’innombrables travaux ont paru et paraissent, se rapportant à la chimiothérapie par les corps synthétiques organo-soufrés dits plus couramment « Sulfamides », quoique plusieurs composés récents n’entrent pas dans ce cadre chimique.
Les indications se multiplient. Le nombre des composés s’accroit chaque jour. Parmi les maladies où leur application a été tentée, la blennorragie est celle où les résultats ont été les plus nets et les plus concluants.
Parfois considérée comme une affection médicalement secondaire, car ses formes graves ou mortelles sont relativement rares, la gonococcie génito-urinaire présente une importance considérable par sa fréquence, sa diffusion à tous les milieux et ses répercussions familiales et sociales.
Les sulfamides ont causé une véritable révolution dans son traitement, modifiant d’une façon très large son pronostic, tant au sujet de la durée, et donc aux risques de contamination, qu’au sujet de la fréquence des complications.
Mais, comme toute nouvelle thérapeutique, ces médicaments ont posé de nombreux problèmes cliniques : indications, résultats à en attendre, accidents
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possibles, causes des échecs et surtout posologie. Nous n’insisterons pas sur l’extrême difficulté de déterminer celle-ci d’après l’expérimentation sur l’animal. La dose toxique, la dose maxima utilisable, la dose minima curative et les coefficients qu’elles déterminent, par exemple l'index de maniabilité (Marie-Hélène GouLiAs, établis chez l’animal, varient avec les espèces et ne semblent pas applicables à l’homme autrement qu’en tant qu’ordre de grandeur.
La possibilité d’une chimio-résistance de certaines races de gonocoques augmente encore la difficulté de ce problème.
C’est pourquoi actuellement, malgré le nombre considérable des travaux déjà effectués dans le monde entier, la posologie est encore loin d’être fixée.
Les observations que nous présentons ici ont été faites d’abord à la consultation de la clinique urologique de l'Hôpital Necker, dans le service du Professeur MARION, puis ont été poursuivies à la consultation d’urologie de l'Hôpital Lariboisière, dans le service du Professeur agrégé FEY.
Elles sont dues au Docteur P. BARBELLION, assistant de ces consultations, qui a bien voulu nous associer à ses travaux. | | |
Cette thèse ne représente qu’une partie des rerecherches effectuées dans ces consultations. Ces recherches ont été publiées par P. BARBELLION, et A.-S. GARIBALDI et ont fait l’objet des thèses de NicoLaïpis, AMIRIAN, TORRES-LÉON et LÉwY.
P. BARBELLION fut un des premiers en France à
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employer les Sulfamides au cours de la gonococcie, Tenant compte de l’action toxique de ces corps sur l’état général, le sang, le foie, les reins, la spermatogénèse, action mise en évidence par de nombreux auteurs, ses recherches ont toujours tendu à employer des doses relativement faibles de sulfamides.
Ce sont des essais effectués dans ce sens, que nous reproduisons dans cette thèse, en n’envisageant que les trois formes de traitement qui nous aient donné des résultats vraiment démonstratifs et en nous limitant au traitement de l’urétrite masculine non compliquée.
Nous décrirons sucessivement :
— Le traitement superabortif,
__ Le traitement par le 693 seul,
— Le traitement par le 693 associé aux lavages, et leurs résultats.