C. — Uréltrites luberculeuses
Les indications du traitement par le protargol sont assez restreintes.
Au début, nous avions trouvé une série assez heureuse el nos quatre premiers malades se sont trouvés améliorés par l'emploi du protargol à doses assez faibles, il est vrai : l'écoulement était peu abondant, maisil existait dans l’urine des filaments épais et nombreux.
Ces filaments, après quelques instillations, diminuèrent sans disparaître jamais complètement.
Chez quelques autres malades, les résultats sont restés
Taomas. [A
DIN à peu près nuls : ceux-ci présentaient d’ailleurs des symptômes peu accusés d'urétrite : ils avaient principalement une prostate tuméfiée et bosselée et des douleurs en urinant. Nous rappelons que c'est chez eux que nous avons vu apparaître le saignement que nous avons déjà signalé.
Ce saignement s'est produit chez un de ces malades presque immédiatement après J'instillation, chez les autres, le lendemain ou le surlendemain et a duré pendant trois ou quatre jours : 1l ne consistait d’ailleurs que dans l'apparition d'une légère teinte rouge de l'urine et de filaments plus colorés.
Mais si chez ces tuberculeux l'amélioration n’a guère été sensible, si les filaments ont persisté, l'élément douleur a été manifestement influencé par ces instllations. Quatre malades qui éprouvaient d'assez vives douleurs à la miction ont. été améliorés, et, fait curieux à signaler, parmi eux se trouvaient les deux malades qui avaient saigné davantage.
D'ailleurs, nous sommes bien convaincus, en examinant attentivement l’ensemble de ces faits, que le protargol n'agit chez les tuberculeux qu’en présence d'une infection mixte et que la lésion bacillaire elle-même n'est pas influencée d’une manière favorable par cet agent: nous avons obtenu des résultats plus favorables par l'emploi de l'acide picrique, comme on pourra le voir plus loin.
D. — Cyslile blennorragique.
Nos résultats ici sont bons, sans la moindre exception.
Lion
Deux des cas étaient intenses, deux étaient moyens. Ces quatre cas ont été suivis de guérison. Toutefois, M. Desnos à fait remarquer qu'une condition nécessaire pour le succès est que l’instillation soit faite sur le col de la vessie et que celle-ci soit absolument vide.
Il cite le cas d’un malade chez lequel la première instillation était restée sans résultat et qui avait de la rétention complète. A la seconde séance, on prit la précaution de le sonder préalablement, et l'instillation fut suivie d’un effet aussi prompt que chez les autres.
En effet, l'amélioration est très rapide et «lle est tou- Jours survenue quelques heures après la première instillation. La guérison complète, la disparition de toute fréquence et de toute sensation pénible est plus lente à être obtenue et il a fallu de 5 à 7 instillations répétées tous les deux jours pour l'atteindre. Le titre de la solution employée a été de5 pour 100.
Chez le dernier malade, la sédation cherchée a été obtenue au moyen de lavages de l’urètre profond avec une
sonde à pomme d’arrosoir et en employant une solution
faible.