‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Urétrites par le Protargol et l'Acide PicriqueChapitre 15 sur 31 · OP ES · texte numérisé non relu

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attentivement pour être reconnue et les symptômes beaucoup plus apparents de la vulvite et de la vaginite ont pendant longtemps attiré seuls l'attention des auteurs.

Swediaur, Wibert. Cullerier, Langlebert ont affirmé que l’urétrite était extrêmement rare chez la femme.

Gosselin dit que, pendant quatre ans d’exercice à Lourcine, il n'a pas rencontré l’urétrite quatré ou cinq fois par an.

Guérin, au début, émet le même avis : mais des expériences nombreuses et mieux conduites lui font bientôt reconnaître son erreur, et il conclut finalement à la fréquence de l’urétrite. Benjamin Bell, Gibert, Ricord, Berkeley, Chéron, montrent que non seulement l’urétrite accompagne presque toujours la vaginite, mais aussi qu'un examen minutieux révèle presque constamment son existence, alors que la vaginite a complètement disparu. Plus récemment, Jullien, Fournier, confirment ces vues. Tardieu, Ricord. Guérin, Langlebert, vont plus loin : ils attirent l'attention sur le danger de cette urétrite persistante et montrent qu'elle peut transmettre la blennorragie à l'homme ; ils la considèrent comme l'indice le plus certain de la blennorragie chez la femme.

Cette persistance peut être longue. Gosselin prétend qu'elle peut durer trois ans et même plus et que pendant tout ce temps, la femme reste contagieuse, ainsi quele démontre Guérin dans une observation quil à publiée.

L'urétrite féminine est donc très fréquente ei ses dangers sont ceux de toute infection blennorragique. Cette

nocuité déjà constatée par la clinique se trouva facilement

ET pes

expliquée, après la découverte du gonocoque de Neisser, que l’on reconnut dans les liquides pathologiques dus à l'infection blennorragique. |

Tel est le rôle néfaste de cette urétrite féminine, le plus souvent chronique d'emblée, indolore, passant par suite inaperçue, et n'étant pas traîtresse. La femme pourra ainsi, avec une innocence parfaite, transmettre la blenno-

ragice à l’homme. AS

Ce qui augmente les dangers de cette affection c'est qu'elle est très rebelle au traitement: et un point sur lequel on doit être bien fixé, c’est que, souvent on a cru à une guérison qui n'existait pas en réalité et il faut avant de déclarer indemne une femme, l’examiner avec soin à plusieurs reprises, et en s’entourant de toutes les précautions nécessaires. L

L'urétrite féminine peut être aiguë ou chronique, mais cette dernière variété est la plus fréquente et c'est surtout contre elle qu'est dirigé le traitement par l'acide picrique.

L'urétrite chronique est ie mode de terminaison le” plus fréquent de l’urétrite aiguë : mais très souvent elle s'établit d'emblée et résulte de l’inoculation d’une blennorragie masculine chronique elle-même et depuis longtemps oubliée.

Les traitements les plus variés ont été dirigés contre l'urétrite chronique. Si tous ont à leur actif des succès, ils ne sont pas constants et surtout pas toujours définitifs. Bien souvent, on a cru à une guérison alors qu'on n'avait fait qu'atténuer l'écoulement qui reparaissait avec une nouvelle intensité, sous la plus légère influence. Il faut

savoir sentourer des précautions les plus minutieuses,

RE

examiner la malade à des moments différents, avant d'affirmer la guérison,

Un traitement efficace devra agir profondément ; nous avons vu, en eflet, que le pus envahit l'épaisseur de la muqueuse, se cache dans les replis et dans les culsde-sac glandulaires. Pour penétrer jusque-à, il faudra donc une action presque constante des médicaments employés.

Tout le monde reconnaît l'heureuse influence des lavages fréquents avec des solutions antiseptiques. Verchère, après Guyon et Hallé, emploie le sublimé.

D'autres auteurs ont fait des injections urétrales avec un liquide très actif, et pour éviter la pénétration de liquide dans la vessie, ils se servent de la sonde à double courant. Nous ne voulons pas énumérer tous les agents médicamenteux qui ont été employés pour amener la disparition de l'écoulement urétral; ce serait fastidieux et sans intérêt. |

Mais la méthode des lavages répétés ne suffit pas seule pour amener la guérison de l'urétrite chronique et il faut agir sur la muqueuse elle-même si on veut obtenir un résultat définitif, une véritable guérison et atteindre tous les replis, tous les culs-de-sac glandulaires.

Le lavage, quelque complet qu'il soit, ne peut le faire et il faut laisser en permanence un agent qui par sa persistance se mette en contact avec toutes ces anfractuosités.

lei encore, nous trouvons la même mulüplicité de moyens employés et, parmi les auteurs, certains se sont occupés de trouver un corps qui puisse être introduit dans

l’urètre et laissé dans le canal pendant un temps plus ou

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