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contrôlée par l'examen bactériologique obtenue au bout de deux semaines, et cela sans l'administration d'aucun autre médicament. Les irrigations étaient pratiquées trois fois par jour avec une solution d'acide picrique de 2 à 5 pour 1000 et à l’aide du même dispositif que celui dont on se sert pour les grands lavages au permanganate.
A chaque séance, on faisait passer un demi-litre de liquide sous une pression qui variait, suivant les cas, de 1 mètre à 1",00. Afin de ne pas laisser pénétrer dans le canal des cristaux d'acide picrique, Antonelli avait le soin de filtrer les solutions avant de les employer.
Mais nous ne croyons pas que l'acide picrique, dans ce cas, soitsupérieurau permanganate, carilprésenteun inconvénient sérieux ; c’est qu'au lieu de tarir l'écoulement, il excite, au contraire, d’une façon intense, l'hypersécrétion.
Mais c’est surtout dans les urétriles chroniques luberculeuses que nous avons constaté les bons effets qui résultent de l'emploi de ce médicament, surtout dans les cas qui se sont montrés rebelles au traitement par le sublimé et le protargol. Il est certain qu'on n'obtient pas la guérison d'emblée : mais on détermine une amélioration qui est loin d’être passagère. Il convient surtout d’insister sur son action analgésique, car les instillations qu'on fait subir aux malades n’ont jamais déterminé de douleurs, ainsi que nous avons pu nous en rendre compte par nous-même.
Les observations de ce genre sont assez nombreuses ; nous n'avons publié que les cas les plus typiques, MM. les D® Desnos et Guillon devant faire prochainement une communication sur ce sujet à la Société médico-
chirurgicale.