V.., 23 ans, télégraphiste
Première blennorragie apparue 7 jours après le coït.
Actuellement, 23 juin 1898, le malade vient à la clinique ; il est à son sixième jour de l'écoulement.
La sécrétion est des plus abondantes et renferme des gonocoques en très grande quantité. |
Les urines sont troubles et remplies de filaments.
Les mictions sont fréquentes et douloureuses.
On commence la série des injections au protargol.
Le nombre total des injections a été de 18.
L'écoulement a diminué, mais les gonocoques persistent toujours, bien qu'en moins grand nombre.
Nous pourrions multiplier ainsi les exemples ; mais une telle énumération serait fastidieuse et nous préférons établir une statistique qui permettra beaucoup plus facilement de se rendre compte des résultats obtenus.
Nos observations portent donc sur 4o cas d'urétrite aiguë traités par des injections avec une solution de protargol à 1 pour 1000. Ces injections ont été faites réguhèrement une fois par Jour.
Sur ces 40 malades, nous avons obtenu 24 guérisons.
Chaque malade à reçu en moyenne 15 injections.
Sur les 10 malades restés non guéris, Q malades ont vu leur écoulement diminuer.
Comme on peut s'en rendre compte, les grands lavages
au permanganale de potasse, pratiqués selon la méthode de Janet, donnent des résultats pour le moins aussi satisfaisants que ceux-ci. Il ne nous semble pas indiqué de préconiser le protargol à l'exclusion du permanganate de potasse, qui reste le médicament de choix dans le traite-
ment des urétrites blennorragiques aiguës.
OgsEervaTIoON VI
Maäs..…., 29 ans, dessinateur.
Le malade a constaté une première blennorragie en 1897 qu'il traita par les balsamiques et les diurétiques sans injections, et qui guérit au bout de 6 semaines. Mais il y a 2 mois et demi, après un rapport suspect, réapparition d'un écoulement peu abondant avec émission douloureuse d'urine.
Actuellement, 7 novembre 1898. — Le malade présente un écoulement peu abondant et intermittent. Les urines sont troubles et contiennent de nombreux filaments lourds. L'examen bactériologique du pus de la goutte a révélé la présence du gonocoque. Après lavage du canal antérieur, on fait une instillation de protargol à 2 pour 100.
10 novembre. — Les urines sont claires et présentent encore quelques filaments. Le gonocoque est encore révélé par l'examen bactériologique. Instillation à 2 pour 100.
12 novembre, — Même traitement. Quelques gonocoques dans le pus de la goutte.
18 novembre. — Le gonocoque a disparu. Les urines sont claires et présentent quelques légers filaments.
Instillation de protargol. Le malade ne s'est plus présenté à la clinique. Pr
OgsEervaTIoN VII
D..., artilleur, 23 ans.
Première blennorragie, il y a 2 ans. Traitée parles injections de sublimé et de permanganate de potasse. La goutte matutinale per-
siste.