HT EU
5 seplembre 1898. — L'urine renferme de nombreux filaments. | |
Gonocoques en abondance.
Première instillation au protargol à 3 pour 100.
Les instillations sont renouvelées le 7 et le 9 septembre.
12 septembre. — Les gonocoques ont disparu. Les filaments persistent dans l'urine. K
Nouvelle série de cinq instillations avec une solution de protargol à 10 pour 100. :
Disparition des gonocoques et des filaments de l'urine. Guérison.
OgservarTioN VIII
N..., 20 ans, employé de commerce.
Première blennorragie il y a un an, soignée par les balsamiques et par les diurétiques. Guérison après un mois et demi.
Deuxième blennorragie il y a 2 mois. Opiat et bicarbonate de soude.
13 juillet 1898. — Ecoulement très peu abondant, ne formant pas une goutte assez forte pour tacher le linge.
Gonocoques à l'examen.
Urines renfermant des filaments en très grande abondance.
Prostate tuméfiée avec bosselures très manifestes. Le toucher rectal a déterminé l'issue par le méat d'un liquide. Comme nous avions, au préalable, détergé l'urètre antérieur au moyen d'une injection, nul doute que ce liquide ne provint de la prostate : donc, prostatite chronique concomitante.
On pratique une première instillation au protargol à 3 pour 100.
19 juillet. — Deuxième instillation.
18 juillet. — Troisième instillation.
20 Juillet. — I] n'y a plus de gonocoques. Le malade prend
quelques jours de repos.
28 juillet. — Les gonocoques ont réapparu. Nouvelle série de cinq instillations.
Guérison.
O8BservarTIoN IX
Leg..., 38 ans, gardien de la paix.
Blennorragie il y a 2 ans traitée par des injections de sulfate de zinc.
Nouvelle blennorragie il y a 8 mois, soignée par le permanganate de potasse. Depuis, il persiste un léger écoulement se traduisant par une goutte le matin et le soir.
Actuellement 2 avril 1899. — Le malade, outre la présence de son écoulement persistant, éprouve une sensation de pesanteur dans la région périnéale. Les urines sont claires et renferment quelques filaments. L'exploration du canal montre un rétrécissement assez large. La prostate augmentée de volume est légèrement bosselée. L'examen microscopique du pus a révélé la présence du gonocoque.
Après avoir lavé le canal antérieur, on fait une dilatation qui est suivie d'une instillation de protargol à 2 pour 100.
5 avril. — Urines claires avec quelques filaments. Présence du gonocoque. Instillation de protargol.
7 avril. — Même état et même traitement.
11 avril. — Les urines sont absolument claires, elles ne con-
tiennent acun filament. L'examen bactériologique est cette fois négatif. Après une dilatation avec bougies n° 50, on pratique une instillation de protargol à 2 pour 100.
Le malade n'a point été revu.
Ogservarion X
Arn..., 26 ans, employé.
Première blennorragie, il y a 3 ans, traitée par les injections de permanganate de potasse. Durée de 4 semaines sans complications. Deuxième blennorragie soignée par le permanganate et les
balsamiques. Depuis, goutte persistante.
12 avril 1890. — Le malade vient à la Clinique. Il présente une goutte persistante qui, examinée au microscope, révele la présence de gonocoques peu nombreux. Les urines contiennent de nombreux filaments.
Après lavage préalable du canal, on pratique une instillation de protargol.
17 mai. — Quelques gonocoques dans le pus recueilli sont révélés par le Gram. Instillation de protargol. Filaments urinaires.
3 maiï.— L'examen microscopique montre toujours la présence de quelques gonocoques. Légers filaments dans l'urine. Instillation de protargol à 2 pour 100.
5 mai. — L'examen microscopique est négatif, les gonocoques ont disparu. Les urines sont claires et présentent de très légers filaments.
6 mai. — Pas de gonocoques. Urines claires. Peu de filaments. Instillation de protargol. Le malade ne s'est plus présenté à la Clinique.
OBsERVATION XI
H.., 32 ans, gardien de la paix.
A eu une blennorragie, il y a deux mois, qui a été soignée par des injections au sulfate de zine.
L'écoulement a diminué d'intensité depuis ce temps-là, mais il persiste toujours un très léger suintement.
Les urines renferment de nombreux filaments.
L'examen bactériologique montre, au milieu de globules de pus, des gonocoques en abondance.
23 mars 1898. — Première instillation au protargol à 2 pour 100.
26 mars. — Deuxième instillation au protargol à 2 pour 100.
28 mars. — Troisième instillation au protargol à 2 pour 100.
30 mars, — On fait à nouveau l'examen bactériologique. Les
gonocoques ont disparu totalement; l'écoulement n'existe plus.