‹ Contribution à l'Étude du Traitement du MyxédèmeChapitre 49 sur 50 · USE · texte numérisé non relu

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Plusieurs fois nous avons noté des accès de tachycardie : Observations des docteurs Hollmann. Wermehren dans les deux cas qu’il nous à fournis.

Nous avons vu également le traitement arrêter une ménorrhagie abondante (Kirk).

Dans un cas (Wermehren), nous remarquons une poussée d’urticaire chaque fois qu’on administre le traitement thyroïdien. | |

Dans l’observation communiquée par le docteur Jules Voisin, nous voyons également une congestion du système cutané.

Sinous mettons maintenant en parallèle le traitement par injections hypodermiques et le traitement par ingéstion, nous voyons tout d’abord qu'ils donnent des résultats également efficaces et rapides et que les accidents d'intoxication sont les mêmes dans les deux cas. De plus, dans le premier cas nous notons une fois (Henry), des crises épileptiformes après les injections et assez souvent production d’abcès. (Observations des docteurs Lundie, Henry, Murray, Napier.) Le docteur Lundie fut même obligé d'abandonner ce mode de traitement pour donner l’extrait par voie stonacale. Nous sommes portés à croire que les précautions antiseptiques n’avaient pas été assez rigoureusement observées, car dans quelques observations, témoin celle des docteurs Chantemesse et Marie, on n’a

rémarqué aucune inflammation à la suite des injections. Nous sommes donc amenés naturellement à adopter lin

gestion et parmi les différents modes d’administration nous

Re”:

nous rallions aux conclusions du docteur Marie et nous

donnons nettement la préférence à l’ingestion du corps thyroïde en nature car il offre comme avantages :

1° Sa-simplicité; |

2° Il évite l’introduction dans les tissus de matières septiques ; >

:3° Il offre un contrôle facile soit de la nature de la glande fournie soit de sa fraîcheur.

Une seule fois (Pasteur) ce traitement par la thyroïde crue fit éprouver au malade un dégoût qui obligea de modifier son mode d'administration.

Comme les malaises cardiaques arrivent presque toujours après exercice il est préférable de tenir le malade au lit surtout pendant la première partie du traitement.

Il ne paraît pas d’une grande importance en ce qui concerne le résultat final d’employer les glandes thyroïdes de mouton plutôt que celles de veau.

Pour les doses il est difficile de donner une règle absolue ; la tolérance des malades ayant varié avec chaque observation. Cependant on peut admettre comme dose moyenne celle de un lobe quotidien pendant les premiers jours et quand la réaction thyroïdienne aura commencée un lobe seulement tous les deux jours pour donner ensuite comme « ration d’entretien » un lobe tous les quatre à cinq

jours.

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