‹ Contribution à l'étude du traitement du myxédème: La Médication ThyroïdienneChapitre 12 sur 24 · II. — COMPOSITION CHIMIQUE DU CORPS THYROIDE · texte numérisé non relu

II. — COMPOSITION CHIMIQUE DU CORPS THYROIDE

La première analyse de cet organe fut faite par Oidtmann en 1858, mais d’une façon très incomplète, l'auteur s'étant borné à la détermination de l’eau, des substances organiques et minérales, D’autres auteurs

(Frerichs, Siædeler) poussant plus loin leurs recher-

Cho

ches en isolèrent la leucine, la xanthine, la sarcine, les acides lactique et succinique ainsi que la cholestérine. Les travaux sur cette question ne furent pas poussés plus loin jusqu'au jour où.le corps thyroïde prit définitivement rang comme médicament opothérapique.

A dater de 1895, se succèdent les travaux les plus importants. Norkine isole deux principes albuminoïdes différents : le thyréoprotéide et la tyréoïdine; le: premier aurait une action d’abord excitante puis paralysante et porterait vraisemblablement sur le système nerveux central ; le second, composé d’au moins deux corps albuminoïdes (une globuline et un produit analogue aux enzymes), serait plus toxique encore et produirait surtout des phénomènes d’excitation.

A peu près vers la même époque, FrænKez isole, à son tour, un principe quil désigne sous le nom de thyréoantitoxine et qui, d’après sa propre description, serait un alcaloïde dérivé de la guanidine.

Quelques années plus tard, BAUMANN et Roos découvrent un composé organique auquel ils donnent le nom de thyroiodine ou iodothyrine. C'est un corps remäarquablement riche en iode qui se produit comme résidu insoluble de l’action de l’acide sulfurique à 10 0/0 bouillant sur le tissu thyroïdien.

Mentionnons aussi deux bases cristallisées isolées par Dreschel, et une série de corps (iodsyntonine, iodalbumose et iodpeptone) retirés, vers la même époque, par Tambach en recourant à la digestion pepsique et pancréatique active.

Plus récemment encore, le professeur ARMAND GAu-

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