‹ Contribution à l'étude du traitement du myxédème: La Médication ThyroïdienneChapitre 13 sur 24 · ZOO · texte numérisé non relu

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TIER à montré le rôle important joué par des nucléines iodées et arsénicales.

A cette liste déjà longue, nous devons ajouter un groupe plus important, celui des ferménis oxydants dont la présence dans le corps thyroïde a été signalée par BOURQUELOT et Lépinois. Ces fermenis oxydants ou OxYdases, pour employer la terminologie actuelle, sont, en réalité, des substances que Schonbein a désignées, il ya longtemps, sous le nom de substances excitatrices de l'oxygène (sauerstofferreger) ; elles peuvent produire, au contact de l’air, l'oxydation de certains composés en donnant naissance à des colorations plus ou moins

caractéristiques.

D’après le professeur Bourquelot, les substances oxydantes, capables de provoquer les réactions colorées dont nous venons de parler, sont nombreuses. Elles ont été rangées par lui en quatre catégories suivant qu’elles agissent directement ou bien en libérant l’oxygène de certaines substances oxygénées pour déterminer des oxydations nouvelles. Les ferments oxydants qui appartiennent au corps thyroïde doivent être ran- gés dans le dernier groupe de la classification de Bourquelot, c’est-à-dire celui des ferments indirects ou anaéroxydases.

Ces oxydases, bien étudiées par Lépinois, possèdent les propriétés générales des enzymes : elles sont solubles dans l’eau, précipitables par l’alcool, détruites par la chaleur et non dialysables. Ce sont, en somme, des substances très fragiles, auxquelles il convient, pour

conserver toute leur activité, de faire subir le moins de

OT manipulations possible. Ajoutons que, comme les autres fermenis, elles sont susceptibles de produire des réactions intenses relativement à leur masse qui peut ètre extrèmement faible.

On peut facilement déceler leur présence dans le corps thyroïde en procédant de la façon suivante : une certaine quantité de glande fraîche et finement hachée es mise à macérer dans du sérum physiologique ; au bout d'une heure environ, on prélève, au moyen d’une pipette, une certaine quantité de liquide clair que l’on additionne de 10 gouttes de teinture fraîche de résine de gaïac (teinture obtenue avec la portion de résine soluble dans le chloroforme). On ne constate aucune coloration, mais il suffit d'ajouter quelques gouttes d’eau oxygénée pure à 12 volumes pour voir apparaître une belle teinte bleue. De mème, en se servant du phénol pur en solution aqueuse à 2 0/0, employée à volumes égaux avec le liquide organique et additionnée d’eau oxygénée neutre, on obtient, au bout d’une demi-heure, une coloration brune et un précipité brun. L’orthocrésol donne la même coloration. Dans les mêmes conditions, le thymol prend une teinte rose fleur de pêcher et la pyrocatéchine une teinte viéux bordeaux. Enfin l’aniline et la toluidine produisent des matières colorantes allant du jaune clair au jaune brun, attestant ainsi que les amines aromatiques elles-mèmes peuvent être oxydées.

Nous venons de voir que les ferments oxydants du corps thyroïde produisentindirectement des oxydations,

grâce à la décomposition de l’eau oxygénée. Des recher-

ches plus complètes (Guillemonat), sur Île mécanisme de cette réaction, ont montré le rôle important joué par le fer, rôle analogue à celui que M. Bertrand attribue au manganèse contenu dans les oxydases du règne végétal. Ce dernier auteur a montré que ce métal, qui wexiste qu’en très pelite quantité chez les végétaux, paraît être l’agent réellement actif des oxydases, celui qui fonctionne comme convoyeur de l’oxygène ; son rôle de co-ferment serait à rapprocher de celui que jouent le calcium dans la fermentation pectique, l'acide

chlorhydrique dans la digestion pepsique.

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