OBSERVATIONS
La littérature médicale est riche en observations sur le myxædème;nous n’y avonspas puisé et n’avons retenu des nôtres que celles qui, personnelles ou inédites, nous ont paru les plus intéressantes.
Cbservation I
(Prise dans le service de M. le Dr Jules Vorsin).
T.. Louise, âgée de 18 ans, entre dans le service le 30 octobre 1900.
La mère est morte du choléra ; le père était alcoolique. L’en fant a été placée en nourrice à 1 an. Elle avait alors le ventre ballonné et un facies révélant l’idiotie.On lui donnait des légumes, des potages, des œufs et aussi du vin auquel elle semble avoir pris goût. En somme, première alimentation tout à fait
défectueuse.
C’est une naine, Sa taille est de 84 centimètres et on la pren-
Lai drait pour une enfant de 4 ans si le visage n'indiquait pas un âge plus avancé. Son poids est de 18 kgr. 500. L'enfant présente une abondante sécrétion séborrhéique et la tête aplatie est recouverte de croûtes épaisses sur une large surface que circonscrit une couronne de rares cheveux. Ces cheveux bruns roussâtres sont durs et secs,leur implantation s’étend surles parties supéro-latérales du front qui,par suite, semble plus étroit.
La tête, ässez grosse, semble écraser un cou extrêmement court ; la palpation révèle l’absence de corps thyroïde.
Les sourcils sont rares, les yeux anormalement écartés et la distance qui les sépare semble agrandie par suite de l’effondrement de la cloison du nez. Le riez est complètement privé de racine et surgit brusquement,comme une pyramide,à quelques millimètres au-dessus de la ligne qui joint les angles internes des yeux. Les lèvres sont grosses, renversées, écartées l’une de l'autre, ce qui contribue à donner au visage son aspect d’idiotie
Le maxillaire inférieur porte une double rangée de dents. La mâchoire supérieure présente aussi quelques dents supplémentaires, Toutes sont cariées. Ces deux rangées de dents sont celles des deux dentitions.La seconde dentition de l’enfant est très en retard.
Ce qui frappe surtout, dans l’ensemble du corps, c’est l'aspect œædématié de toutes ses parties et l'on songerait volontiers à l’anasarque des albuminuriques. Mais, si l’on déprime la peau avec le doigt, on voit que la trace de la dépression (godet}) ne persiste pas et disparaît dès qu'on retire celui-ci. Le tissu eellulaire est considérablement épaissi et on observe des bourrelets aux poignets, lé cou-de-pied est gonflé etla peau des mains est sèche, La face est blafarde, terreuse,les paupières gonflées fér-
ment l'œil à demi. La peau du thorax, de l'abdomen et des
membres est lisse et brillante. Toutes les saillies osseuses ou plis articulaires disparaissent par le fait du myxædème qui aplanit tout.
Les doigts sont gros. et courts ; immédiatement. au-dessous des seins, une sorte de dépression circulaire donne l'apparence du thorax bilobé, Le myxædème masque les côtes, On observe un commencement de hernie ombilicale. Le ventre est considérablement ballonné. Le développement du thorax et le météorisme font ressembler le tronc de l'enfant à une outre ou à un œuf énorme. Il n’y a pas de poils au pubis et aux aisselles malgré l’âge de la malade ; les seins sont à peine marqués.
Les organes génitaux attirent surtout l’attention.Lés grandes lèvres et le clitoris font ressembler la vulve à un appareil d’enfant mâle. Le clitoris, terminé en pointe el œdématié, ressemble absolument à une verge d'enfant ; les grandes lèvres gonflées pendent comme des testicules, elce qui complète l'illusion, c’est lé chtoris anormalemeñtlong qui cache la fente de la vulve, Les petites lèvres sont rudimentaires ainsi que l’hymen.
La fesse droite porte la cicatrice d’une eschare ; le dos est couvert de poils bruns roussâtres.
La langue est molle, épaisse et gêne le passage de l'air, ce qui fait que la malade ronfle de temps en temps.
La malade ne marche pas, ne parle pas, ne semble reconnaitre personne, ne peut manger seule, souille son lit d'urine et d’excréments. Elle crie, pleure, rit parfois en voyant rire les personnes qui sont autour d'elle ; son amusement consiste à agiter sa main qu'elle fait passer devant ses yeux. Elle est manitestement idiote.
12 novembre 1900, — La malade est soumise au traitement
thyroïdien : elle prend 1 gr. 50 de corps thyroïde frais de mou-
ton, en deux fois. On donne la même dose les jours suivants jusqu’au 18 décembre.
15 décembre 1900. — On note, sans y attacher trop d’importance, une éruption acnéique sur le tronc et les membres. Cette éruption d’abord discrète, évolue le lendemain soir et devient scarlatiniforme, augmentant d'intensité jusqu’au 17 au soir. Suppression du corps thyroïde.
19 décembre 1900.— La malade présente encore de la rougeur des mains et des pieds, la desquamation commence. Des progrès se sont accomplis :la malade mange un peu toute seule, elle tient bien son verre et le porte elle-même à sa bouche. Elle reconnaît les personnes qui sont autour d’elle, mais elle est toujours craintive et ne parle pas encore.
Elle continue à aller sans cesse en s’améliorant et le 3 janvier 1901, nous la trouvons assise sur son lit, serrant contre elle sa poupée qu’elle défend vivement ; elle mange seule et plus proprement. Elle sourit quand on lui parle et observe toutes les personnes qui entrent dans la salle. Elle ne présente presque plus d’æœdème et son ventre n’est plus ballonné.
9 Janvier 1901. — On reprend le traitement thyroïdien. La malade prend 0 gr. 75 de glande fraîche.
6 janvier 1901. — Même traitement, on s’aperçoit que la malade est plus agitée, le pouls est à 128 et la température à 38,
9 janvier 1901. — La malade est moins agitée, mais la température est encore à 38°, bien que le traitement ait été supprimé depuis le 7 janvier. On observe des rougeurs sur les membres, rougeurs suivies de desquamation deux ou trois jours après.
Le traitement est repris à dose moins élevée (35 centigr. par jour) du 18 janvier au 26 janwier. La malade présente simple-
ment un peu d’agitation.
ST
Il est repris à dose encore plus modérée le 5 février (35 centigr. tous les deux jours) et est continué ainsi jusqu’au 30 mai, époque à laquelle on observe une desquamation.
Depuis 1901, la malade est allée sans cesse en s’améliorant ; mais elle présente assez fréquemment des récidives (environ tous les deux ou trois mois)qui ont nécessité la reprise du traitement ; ajoutons que, pendant les périodes de chaleur, vu l'impossibilité où on s’est trouvé d’avoir des glandes fraîches, on lui a donné du corps thyroïde desséché, sous forme pilulaire, et, chaque fois, les résultats ont été très satisfaisants.
Nous avons eu l’occasion de revoir la malade, ces temps derniers, après huit années de traitement. Nous avons constaté, avec satisfaction, qu'elle ne présentait relativement que très peu de stigmates de myxædème : elle a maintenant assez de cheveux pour pouvoir faire une natte, les dents ont repoussé et sont relativement belles, les seins se sont développés, le pubis est couvert de poils et, depuis trois ans, elle a des règles normales. Cependant, au point de vue de l'intelligence, elle n’a pas fait de progrès bien manifestes : elle sait manger seule, mais on est encore obligé de l’habiller. Elle est toutefois affec-' tueuse et sait témoigner de lareconnaissance aux personnes qui
s’occupent d’elle.
Observation II
(Due à l’obligeance du Dr A. Jacouor).
Il s’agit d’une petite malade âgée de 6 ans, Georgette A... issue d'une mère bien portante et d'un père présentant un cer- -tain degré d’éthylisme. Elle a deux sœurs plus âgées qui n'ont
rien présenté d’anormal jusqu'ici.
L'enfant, née à terme, à fait ses prémiers pas à {3 mois et s’est très bien développée jusqu’à 4 ans 1/2, À ce moment, sans cause appréciable, on a remarqué un arrêt dans son dévelappeent. Elle n’a plus grandi, d'après ce que raconté sa mère, et est devènue taciturne, ne s'intéressant plas à rien.
La malade nous est présentée, pour la première fois, au mois d'octobre 1907. Nous constatons que la face est bouffe, le teint terreux et les yeux excavés ; le euir chevelu est couvert de squames d’eczéma et les cheveux sont rares et durs ; le ventre est étalé (ventre de batracièn); les mémbres sont courts êt iñcurvés; Sa taille est de 82 centimètres ; les 6rgañés génitaux préséntent les malformations classiques.
L'analyse des üfines, pratiquée alors, donne les résultats sui-
varnts :
Vohimè en 24 heures. . : ,. 980 eme; i à + + 1039 à + 1 Urée 2 D CAUV. DO HUIT HR. gr: 60
Acidè uridite: : +: +1, 2: Q:065 Ghlorures: FENETRE EPA 90
Fhosphales: fier teur ra DaiS
Denégité,: : : . :;
Coefficient urotoxique. . . . 0.670
Nous instituons le traitement suivant : tous les jours, pendant quinze jours consécutifs, Î gramme de corps thyroïde frais à prendre en deux fois.
Le neuvième Jour, l'enfant a de la température (38°6), un pouls à 124; elle est grognon, s’agite et pleure et nous notons en même temps une éruption scarlatiniforme. Ces accidents
nous obligent à interrompre le traitement.
Dix jours après, nous observons une amélioration sensible la péau sé désquame et l'intélligence paraît s’éveiller;en même temps la température devient normale,
Nous laissons la malade au repos jusqu’au mois de décembre. A ce moment nous lui donnons; chaque jour, dix tablettes de thyroïdine (dose équivalente à 1 gramme de corps thyroïde frais). Le douzième jour, nous sommes obligé d’interrompre le traitement à cause d’une nouvelle éruption polymorphe, sans qu’il nous soit donné de constater une arhélioration aussi évidente qu’äprès l’ädininistration de corps thyroïde frais: L'examen des urines, pfatiqué avant et après ce traitement, révèlé des modifications insignifiantes dans les échanges: Nous fenonçons donc à cette médication.
Dans les premiers jours de février 1908, rious ädministrons de nouveau du corps thyroïde, sous forme d’extrait glycériné à 1/5, à-raison d’une cuillerée à café par jour en deux fois. Le troisième jour, nous suspendons le traitement, la malade présentant un état saburral très marqué, uné diarrhée très abondante, des vomissements répétés, de l'agitation et de l’insomnie.
Après un nouveau repos d’un mois, le 15 mars 1908, nous remettons l'enfant au corps thyroïde frais, en ayant soin de diminuer la dose (75 centigrammes par jour en deux fois). Le dixième jour, nouvelle éruption, nouvelle suspension du traitement. |
Nous revoyons la malade quelques jours après et nous notons une amélioration sensible : l'enfant marche seule, répond mieux aux questions qu’on lui pose et commence à articuler ses mots.
Au mois de juillet, ous constatons une récidivé ét nous redonnons du corps thyroïde, aux mêmes doses qu’au mois de
mars. Nous sommés obligé d’artêter le traitement au boït de
260. = deux jours : notre malade présente, en effet, des troubles gastrointestinaux très accusés. Nous demandons à voir les glandes thyroïdes telles qu’elles ont été livrées par le boucher et nous constatons qu’elles sont altérées, ce qui n’est pas surprenant avec la période de chaleurs et d’orages que nous traversons.
Après vingt jours de repos, nous faisons examiner les urines;
voici les résultats de cette analyse :
Volume en 24 heures. . : . . 420 cmc.
Dénslé}sté nt pe NE AO at Et Uréeit ire) LS ere ‘ . 3 gr. 70 Acideurique, . . . . . . 0,085 Chlorures: 4 RE EE 00 Phosphates 1: umounE ta etm1040 Coefficient urotoxique . . . . 0,590
Nous prescrivons le traitement suivant :
1° Les cinq premiers jours, une pilule de corps thyroïde desséché dans le vide d’après les indications de M. Antoine (soit la dose correspondant à 0 gr. 20 de corps thyroïde frais); les cinq jours suivants, deux pilules et, à partir du onzième jour, trois pilules par jour.
2° A chaque repas, une cuillerée à dessert du sirop suivant :
Arséniate de soude, À 07 ."E50 tr 10 Biphosphate de chaux. . . . 20 grammes
Sirop iodotannique. . . . . Q.S.pour1/2litre
3° Matin et soir, frictions sur tout le corps avec de l’eau de
Cologne.
Nous arrêtons ce traitement après le vingtième jour sans avoir
CA EE constaté le moindre accident, ni du côté de la peau, ni du côté de l’appareil digestit.
L'analyse des urines est faite de nouveau et donne les chiffres
suivants :
Volume en 24 heures. . . . . 540 cmc.
PIOOSMONRE ESLX Qu D ITS 1000 à 71 58 Urée 6 Re PRO tel at see D, QU
TOI US Se redire ce Du Uyl2 CANONS PRE Penn ST LE 00 PHosphales 4 Lu, ro re a 0,61
Coefficient urotoxique . . . . 0,480
Nous revoyons l’enfant au mois d’août, quinze jours après la cessation du traitement : l’amélioration est plus notable encore, l’œdème a presque totalement disparu, la peau s’est assouplie, elle est plus moite, les cheveux ont poussé et l’enfanta beaucoup grandi (taille actuelle : 90 centimètres). Elle est gaie, très éveilée et parle d’une façon intelligible.
Quatre mois après, nous constatons que notre malade va en s’améliorant et nous la considérons comme guérie, à la condition
de la soumettre à un traitement d’entretien bien régulier,
Observation ïlf
(Due à l’obligeance du Dr A. Jacquor),
Àu mois de septembre 1908, Pierre W..., 25 ans, se présente à notre consultation pour des troubles nerveux.
Dans le passé de notre malade, nous ne notons aucune affec-
tion sérieuse.
LG
Père bien portant ; mère un peu nerveuse.
Très mondain jusqu’il y a deux mois, aimant sortir et aller en soirées, ce Jeune homme a assez brusquement changé ses habitudes en même temps que son caractère s’est modifié: il est devenu mélancolique, inquiet, obsédé par l'idée de tomber malade. ;
I nous raconte que, depuis quelque temps, sa figure et son cou ont enflé et, bien qu’il ait pris deux numéros au-dessus de sa pointure habituelle, son faux col le gêne encore. Ses paupières sont lourdes au réveil; il lui semble qu’il ait un masque sur la figure. Il se plaint aussi d’avoir constamment froid, surtout aux jambes.
De plus, il est fatigué au moindre effort, àl a de la difficulté à s’exprimer, sa parole est lente et pénible. |
A l'examen physique, il nous est facile de constater une bouffissure bien apparente des téguments de la face du cou. La peau est sèche et rugueuse ; sa température axillaire est de 36°5 ; son pouls à 72.
L'examen des réflexes montre une diminution bien marquée.
Les urines sont analysées et fournissent les renseignements
suivants #
Volume en 24 heures. . . 1.350 cme Densité?" CR «10027000 Urée SL act HOUR 16,10
Acide urigue, 4 . + . . 0,48
Acide phosphorique . . . 2,80 Ghlorures "DRE 15,60 Acidité en P* OMS Te 2,05 Coefficient azoturique. . . 0,76 Coefficienturotoxique. . . | 0,640
OS Nous conseillons le traitement suivant :
1° Les huit prfémiers jours, deux pilules de eorps thyroïde (formule de M. Antoine) ; les huit jours suivants, trois pilules; les quinze jours suivants, quatre pilules, 2° Au début de chaque repas, ur verre à liqueur du vin composé suivant :
LA Arsehiate dé soude . , , , , 0 gr. 20 Teinture de noix vomique.
àà 9 grammes Teinture d’éc. d’or. amères . |
Phosphate de soude. ; { à 15 grammes
Phosphate de potasse .
SARUD SOUPE ART EN LUS 100 grammes
Vin de Banyuls, quantité suffisante pour 1 litre.
S Frictions à l'alcool tous les atins, à laide du gant de crin,
Nous revoyons le malade un mois après: il est devenu méconnaissable, l'œdème a complètement disparu, il n’est plus gêné par sés anciéns faux Cols, sà peau est rédevenue souple ét lisse et il n’à plus cette impression démasqte qui lui était si pénible.
La témpérature axillaire s’est rélevée (37°4), la sensation de froid a disparu, le pouls est à 86. La parole est aisée et le malade a retrouvé sa gaîté.
L'analyse des urinés cadre avec ces résultats. Voici les chiffres qu’elle nous fournit :
Volume en 24heures . . + . + 41,800 cmc.
Densité. AE Satr'eon rs Erées - +, se Le AREA « Acide urique. +. 3%: #1» ne 0,46
re
Acide phosphorique. . . . . . 2,10 Chlorures.. «jolis 5 #0 pr 14,80
Abidite-en Pa 05. + 200241000616 41,7) Coefficient azoturique . . . . . 0,88
Coefficient urotoxique. . . . . 0,490
Nous avons eu l’occasion de revoir ce jeune homme au mois
de février dernier et nous l’avons trouvé en parfait état de santé.
Observation IV
(Prise à la clinique Charcot, service de
M. le professeur Raxmon),.
Clémence S.… est entrée à la clinique Charcot le 8 avril 1903. Elle était âgée alors de 19 ans.
Père mort jeune de la tuberculose pulmonaire.
La mère a disparu en abandonnant l'enfant qui a été élevée : par les grands-parents.
Cette malade est entrée à la clinique avec tous les signes du myxædème. Elle a été traitée au début par le corps thyroïde frais, à raison de 1/2 lobe tous les jours ; des accidents se sont produits, à plusieurs reprises, qui ont nécessité l’interruption du traitement. 6
La malade s'est trouvée améliorée physiquement au bout de . quelques mois ; la croissance a fait des progrès notables et, probablement sous cette influence, elle a fait de la scoliose qui est encore visible à l'heure actuelle.
Au point de vue intellectuel, elle est restée un peu arriérée. Elle sait s'habiller et manger seule, mais elle ne s'intéresse pas
beaucoup aux choses qui l'entourent.
Tous les déux mois environ, elle est sujette à des récidives : elle grossit, devient oppressée «et asthénique ; on la remet, au traitement thyroïdien et, au bout de trois semaines, elle se trouve de nouveau améliorée,
Dans ces dernières années, vu les difficultés que l’on a eues à se procurer du corps thyroïde frais, on a été obligé de lui ad-
ministrer des tablettes de thyroïdine à raison de quatre par jour (dose correspondant à 40 centigr. de corps thyroïde frais). Nous avons suivi la malade à partir du mois de mars, au moment où elle venait d’avoir précisément une nouvelle récidive. Elle a été soumise au traitement indiqué plus haut et nous avons
relevé la courbe de la température (courbe n° 1).
ï NE dt 8 ren =. He BEEN) ÊFE RÉSES PARA LE FÉRRERPERRREEP EEE
RÉÉFÉÉRRHEEE EEE
Le 2 mai, à l’occasion d’une nouvelle rechute, nous lui avons