‹ Contribution à l'étude du traitement du myxédème: La Médication ThyroïdienneChapitre 8 sur 24 · EST · texte numérisé non relu

EST

de l’état normal, on est conduit à s'adresser aux émonctoires; on est amené à juger, en partie, de ce qui se passe à l’intérieur d’après ce qui apparaît à l’extérieur ; on mesure l’activité du foyer, les principes qui l’ont alimenté,en examinant les cendres... Les voies d’élimination sont multiples, mais aucune d'elles ne saurait être comparée au rein, aucun de ces liquides ne peut être mis en parallèle avec l’urine » (Charrin).

Le premier fait qui a frappé tous les observateurs qui ont examiné les urines des myxœdémateux, c’est la diminution notable du volume émis en vingt-quatre heures, phénomène d'autant pius curieux que les échanges par la peau ne se font plus et que, nous le verrons plus loin, la perméabilité rénale est conservée, mais n’oublions pas que chez ces malades la température centrale est fortement abaissée.

Les autres caractères physiques sont peu modifiés sauf la densité et l’acidité qui, dans toutes nos analyses,

se sont trouvées sensiblement augmentées.

Si, maintenant, nous envisageons dans leur ensemble les résultats qui nous ont été fournis par nos analyses, nous voyons que :

1° L'urée est notablement diminue ;

2 L'élimination des chlorures ne s'écarte guère de la normale et reste fonction du régime ;

3 Les phosphates, au contraire, sont éliminés en

grande abondance; k° L’acide urique est légèrement au-dessous de la

normale.

Antoine 2

Page 1