‹ Contribution à l'étude du traitement du myxédème: La Médication ThyroïdienneChapitre 7 sur 24 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

I — LE MYXŒDÈME.

La symptomatologie du myxædème est trop connue pour qu'il soit nécessaire de la retracer ici. Nous ne nous arrêterons pas davantage à i‘’anatomie pathologique à laquelle il n’y a rien à ajouter ; pas davantage à l’étiologie qui, par contre, demeure très obscure.

Nous voulons seulement, dans un court aperçu, exposer quelques notions de pathogénie qui contribueront, dans une large mesure, à fixer un traitement rationnel du myxœdème.

La clinique nous enseigne que tous les myxœædémateux ont une température centrale fortement abaissée, des troubles trophiques très accusés, une diminution très marquée de l’intelligence, de La mémoire, de l'idéation,unetorpeur physique évidente. Ces maladés se plaignent aussi de céphalalgie, de bourdonnements d’ereille

et de vertiges ; mais le symptôme le plus frappant est la

cryesthésie généralisée et permanente, plus accusée encore l’hiver que l’été.

Considérés dans leur ensemble, ces différents symptômes nous ont fait envisager le myxœdème comme le résultat d’une intoxication lente et progressive de l’organisme, entraînant des troubles profonds dans la nutrition.

Dans le but de vérifier cette conception, il jnous a paru intéressant d'étudier la nature des échanges dans cette maladie et, dans les chapitres qui vont suivre, nous avons consigné les résultats fournis par l’urolo-

gie et la toxicité urinaire.

Il. — UROLOGIE.

Le myxœæœdème étant envisagé comme une auto-intoxication, il serait logique de recourir à une technique permettant de pénétrer dans l'intimité de l'être vivant, et il est probable que les émissions sanguines amèneraient l’expérimentateur à constater des oscillations dans la composition et la toxicité du sérum.

Mais ces émissions comportent d’abord un certain degré de traumatisme et, en second lieu, des circonstances de maladie justiciables de ce procédé, procédé de curation plutôt que d'investigation.

« En définitive, comme il convient de toucher le moins possible à l’organisme, de lui éviter les chocs, les plaies, les déchirures, les pertes d’une humeur quel-

conque, afin de se rapprocher, autant que faire se peut,

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