‹ Contribution à l'Étude du Traitement du Paludisme à la Période SecondaireChapitre 16 sur 19 · RS GE · texte numérisé non relu

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Il est certain qu'il y a eu des accidents très graves à la suite d’injections de quinine, MM. Grall et Marchoux (cités par MM. Genevrier et Cibrie, dans leur article : Paludisme marocain, paru dans le Journal des Praticiéns) parlent de lésions durables et définitives, de névrites, sciatiques. MM. Sicard, Raimbaud et Roger ont observé des lésions de sciatique allant jusqu’à la paralysie.

Nous-même avons pu observer de ces accidents chez des malades nous arrivant à l'hôpital, mais notre avis formel est qu'ils peuvent être évités.

Nous n’avons jamais employé que les ampoules délivrées par le Service de Santé et dosées à quarante centigrammes de bichlorhydrate de quinine par centimètre cube, ou une solution contenant un gramme de bichlorhydrate de quinine et un centigramme de bleu de méthylène pour deux centimètres cubes, préparées par le pharmacien de l'hôpital de Saïda. |

Si l'injection est bien faite, profondément dans les masses musculaires de la fesse, avec toutes les précautions d’asepsie nécessaires, aucun accident ni incident ne sont à craindre. e

Pendant notre séjour à l'infirmerie régimentaire du 2° Etranger, il a été pratiqué plus dé quatre mille injections, faites par nous-mêmes, ou par un infirmier spécialement éduqué, et nous n'avons pas eu un seul abcès, ni aucune complication.

À l'hôpital, le nombre des injections fut encore beaucoup plus élevé. Les malades traités par la troisième méthode recevaient jusqu'à seize injections consécutives, une matin et soir, et nous n'avons jamais observé d’incident. |

Voici la technique que nous employons et qui ne nous a jamais donné de déboires :

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