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et complète, lorsque l'infection a pour siège le issu con-
(1) Lanpouzyx. Les sérothérapies, p. 24.
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jonctif sous-cutané : elle devient moins constante si le virus est porté dans l'épaisseur d’un muscle, ce qui est le mode d’'inoculation le plus sévère. C’est que pour être définitive, la préservation exige la destruction du virus par les cellules phagocytaires ; cette destruction est facile et prompte dans le tissu conjonclüf, elle est au contraire difficile dans lé musele où les phénomènes phagocytaires sont toujours moins actifs (1). Il est vrai que les cas d’infection intramusculaire sont heureusement rares en clinique.
Nocard, en 1895 (2), confirme par des faits cliniques ce que l’on savait expérimentalement sur le rôle préventif du sérum anttétanique.
Pendant le premier trimestre de 1895, il a distribué aux vétérinaires de la banlieue nord-est de Paris 1 800 flacons de 10 centimètres cubes de sérum anüitétanique. Il a recommandé d'injecter à chaque animal menacé du tétanos à la suite de plaie opératoire ou accidentelle 10 centimètres cubes de sérum le plus tôt possible après le traumatisme ; dix à quinze jours après, on devait faire une deuxième injection de pareille dose. Les renseignements qu'il a pu obtenir s'appliquent à 375 animaux. Chacun de ces animaux a reçu des injections à 19 jours d’intervalle. Dans tous les cas, le sérum s’est montré inoffensif et aucun des animaux traités n'a pris le tétanos. Bien que le nombre en soit restreint, pour une affection aussi rare;
il faut remarquer que tous les animaux traités apparte-
(1) Varrrarn. Académie des sciences, 27 mai 1895.
(2) Nocarp. Académie de méd., 22 octobre 1895.
naient à des écuries où le tétanos avait fait des victimes quelques jours ou quelques mois auparavant et nombre d’entre eux étaient voisins immédiats d'animaux tétaniques. Pour quelques-uns, le traumatisme s'était produit
en même temps et dans les mêmés conditions que pour
d'autres qui, ‘non traités, sont devenus télaniques. Enfin,
pendant les six mois qu'a duré l'expérience, 26 COrrespondants qui n’ont perdu aucun des 375 animaux traités ont observé 55 cas de tétanos sur des animaux non traités.
L'année suivante, en 1896, M. Bazy fit, à la Société de Chirurgie, une communication sur la sérothérapie préventive du tétanos (1). Il raconta qu'ayant eu l’occasion de voir en quelques mois à Bicêtre, terrain réputé tétanifère, quatre cas de tétanos, il fit, à partir de cette époque, des injections préventives de sérum antitétanique chez tous les blessés et à partir de cette époque il ne vit plus aucun cas de tétanos.
Cette communication, qui est loin d'avoir la portée dé celle de Nocard, montre cependant que l'injection de sérum antitétanique ne présente aucun inconvénient et qu'elle est indiquée toutes les fois qu'on se trouve en pré-
sence de plaies souillées de terre, surtout lorsque le tétanos
est fréquent dans la région.
Nocard (2), en 1897, dit que l’Institut Pasteur a fourni 7000 doses de 10 centimètres cubes pour traiter préven-
tivement 3500 animaux dans des régions où le télanos
est endémique. On connaît les résultats pour 2727 che-
- (1) Bazy. Société de chir., 26 février 1896. (2) Nocarp. Académie de méd., 20 et 27 juillet 1897.