‹ Contribution à l'Étude du Traitement du Vaginisme de la Ménopause par les courants de haute fréquence associés au Traitement opothérapiqueChapitre 11 sur 21 · OPOTHÉRAPIE · texte numérisé non relu

OPOTHÉRAPIE

L'emploi d’extrait ovarien, pour lutter contre les conséquences d’une ménopause, chirurgicale ou physiologique, n’est pas de date récente ;il remonte à 1893. L'extrait ovarien agit en rétablissant l’équilibre endocrinien troublé par l’absence de sécrétion ovarienne.

Jusqu’à ces dernières années on employait la poudre d'ovaire total. Actuellement, on a recours essentiellement à la folliculine, hormone principale de l'ovaire.

Expérimentalement, chez l'animal castré, l'hormone

Ep

folliculaire est capable de remplacer la sécrétion interne de l'ovaire, aussi bien, en ce qui regarde les phénomènes se rattachant directement au tractus. génital, qu’en ce qui concerne le maintien d’un métabolisme normal, et les caractères sexuels secondaires.

Injectée à la femme aménorrhéique ou castrée, la folliculine déclanche au niveau de la muqueuse utérine, les modifications du cycle œstral, vérifiées histologiquement par Zondek et qui correspondent habituellement à ce qu’on constate à la période du corps jaune. |

La folliculine n’agit pas uniquement sur la muqueuse utérine, mais aussi sur l'appareil génital externe, atrophié par la ménopause. D'où l'intérêt de son emploi contre le vaginisme à cet âge.

Les travaux actuels ont mis en avant la mise en pratique à côté des folliculines tirées de l'ovaire, de la folliculine cristallisée tirée de l’urine des juments pleines.

Les solutions huileuses sont plus efficaces à cause de leur résorption plus lente. A la consultation de la Salpêtrière, Mme le D' Francillon-Lobre prescrit la folliculine sous forme de solution huileuse de benzoate de di-hydro folliculine crislallisée dosée de sorte que 1 milligramme corresponde à 10.000 internationales.

On fait deux injections par semaine, par la voie sous-cutanée profonde, pendant un mois. Généralement cette dose suffit à faire disparaître les troubles.

Si ceux-ci persistent, on peut, sans inconvénient, rap-

D) Re

procher les piqûres eten faire trois par semaine jusqu'à disparition des troubles observés par les malades.

Les doses à employer sont variables. S'il s’agit de traiter uniquement un vaginisme simple, on utilisera 10.000 unités internationales, soit 1 milligramme par injection. Si au vaginisme s'ajoutent une vaginite intense et des bouffées de chaleur, on atteindra plus sûrement le résultat en employant 50.000 unités internationales par injection.

Le traitement opothérapique exige qu’on surveille la malade. L’ovariothérapie, en effet, entraîne parfois un abaissement de la tension artérielle, d’où la néces-

-sité de suivre celle-ci.

Observations.

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