‹ Contribution à l'Étude du Traitement Hydro-Minéral: De la tuberculose pulmonaireChapitre 10 sur 25 · ET · texte numérisé non relu

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Vernet-les-Bains (ailitude 650 mètres). : C’est égale ment une station thermale et hivernale des Pyrénées- Orientales. Les pratiques hydro-minérales sont les méêmes qu'à Amélie. Les tuberculeux à terrain lymphatique ou serofuleux et par surcroît nerveux, se trouveront fort bien des eaux sulfureuses sodiques azotées et du climat d'altitude du Vernet.

Bagnères-de-Luchon (altitude 628 mètres), est une . belle station pyrénéenne. Ici la cure de boisson est très employée ; le humage aussi est en faveur. Il ne faudra y soumettre: les tuberculeux que sous le contrôle d’une surveillance attentive. IL vaudra mieux n'y diriger que les prétuberculeux ou les tuberculeux ayant une réelle tendance à la sclérose.

Cauterets (altitude 930 mètres); dans les Hautes-Pyrénées, station thermale dont les eaux sulfurées sodiques sont riches en azote (qui absorbé par l'organisme contribue à abaisser les échanges respiratoires) et en silicates (qui influeront sur la déminéralisation).

On y empioie le hüumage au moyen d’un humateur spécial, l’appareil Bérot, qui permet un réglage facile de la vapeur d’eau mêlée au gaz et l'eau en boisson (on utilise alors des sources faibles). Les indications de Cauterets sont sensiblement les mêmes que celles d'Amélie.

Eaux-Bonnes (altitude 550 mètres), dans les Basses- Pyrénées, au bas du pic du Ger. C'est la station tant vantée par Pidoux, station sulfurée chlorurée sodique, dont la source réputée est la « Source Vieille », d’une thermalité de 33°. La principale pratique employée est la cure de boisson qui doit être très minutieusement dosée.

Elles nécessitent, a dit Robin, un organisme en état

ÉAEAN : er

de lutte, elles lui apportent une aide fort appréciable, en remontant les forces et en favorisant la sous des lésions pérituberculeuses. »

Parmi les stations sulfureuses froides, citons : Challes, en Savoie, (sulfurée, sodique), et Allevard, dans l'Isère, (sulfurée calcique).

Allevard (altitude 4o5 mètres). Elle ne contient d'ail leurs que des traces de sulfure ; sa caractéristique est d'être gazeuse (acides sulfhydrique, carbonique et azote). Le tout forme un mélange gazeux éminemment calmant et sédatif, ce qui la différencie nettement des paux sufureuses types. Les gaz, qui sont en état de dissolution très instable, ne demandent qu'à s'échapper dans l'air ambiant. Cette facilité de diffusion est utilisée dans les inhalations qui constituent la base fondamentale de la cure d’Allevard. L'eau y est employée, soit froide, soit lièdie, ce qui la rend plus sédative et plus supportable.

Les inhalations se prennent dans une vaste salle, au milieu de laquelle se trouve une grande vasque surmontée de plusieurs autres de diamètre de plus en plus petit. Au centre de la plus élevée s’élance un jet qui va se briser sur un chapiteau suspendu au plafond et qui retombe très divisé dans un bassin supérieur, dont le trop plein se partage en se déversant dans la série des vasques superposées, Les malades séjournent de trois à dix minutes dans cette atmosphère sulfureuse. Pour obtenir les inhalations tièdes, l’eau est surchauffée à travers un plancher à claire-voie.

Allevard est indiquée dans les cas de tuberculose tor-

pide évoluant lentement, ou par poussées congestives

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